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Depuis ces dix dernières années surtout nos hommes de lettres et plusieurs jouralist s t be: ne iQ le l’analistes se sont, beaucoup occupés de l’a venir de la langue française dans notre pays.
Travailleurs infatigables, ils ont exploré
en tous sens le champ déjà exploité par nos
aieux, et ont été aflligés à la vue des plantes parasites et étrangères que l'indifférence des uns et la négligence des autres y lais-
saient croître.
le Canada) la langue française à été la langue officielle ; et à celui de Berlin, pour le règlement des affaires d'Orient, ouvert le 13 juin 1873, sous la présidence du comte de Biswark, et dont les plénipotentiaires représentaient PAllemagne, PAutriche-ilongrie, la France, la Grande-Bretagne, l'Italie et la Turquie, e’est le français qui, comme d’habitude, a été parlé.
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lu
leux
L'alarme fut donnée.
On publia des études importantes sur notre langue : des vocabulaires, des glossaires, où la classe instruite pouvait puiser amplement. D'autres, non moins dignes d’éloges, s’appliquèrent à l'épurer des anglicismes. En un mot, c'était admirable de voir le zèle qu'on mettait à restituer à notre langue sa beauté primitive. Mais enfin, tout cela ne pouvait servir qu’à un nombre comparativement restreint de lecteurs, et la grande révolution intellectuelle
passait inaperçue pour la masse.
Ce qu'il faudrait à mon avis, pour raviver du même coup le sentiment de la noblesse de notre langue chez le peuple et la lui faire parler mieux, serait de composer un petit volume exprès pour lui, et qu’on lui
distribuerait à des milliers d'exemplaires
gratis une fois pour toutes; sans cela, il
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n'aura jamais connaissance de ces sortes choses et demeurera toujours dans le statu
quo:
Puisqu'un si grand nombre, parmi la classe ustruite, se montrent à peu près indifférents au développement de la littérature canadienne et lisent peu généralement, on ne doit pas s'attendre à ce que la classe ouvrière et industrielle vienne d’elle-mêrr a acheter des livres pour s’instruire et ap-
prendre à parler sa langue.
Ce petit volume pourrait être fait sous forme de vocabulaire et contenir, après
quelques remarques sur la beauté de notre
langue et du soin qu'on devrait apporter à
la bien parler, les mots et expressions anglaises qui se glissent dans toutes les branches de l’industrie, du commerce et de la mécanique, et placer en regard leurs équivalents en langue française, les mettant en
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garde en même temps contre cette manie
de se servir de mots anglais lorsqu
parlent français.
Il pourrait aussi contenir une explication sur la manière de prononcer l'« et la par-
ticule où.
Si on voulait obtenir une plus grande somme de bien, on pourrait aussi insérer dans ce petit volume quelques observations sur la nécessité et les avantages de la lecture fréquente de livres utiles: cela aide-
rait à en répandre le goût.
Cet ouvrage étant mis entre les mains du peuple, ceux qui savent lire (la presque totalité de notre population apprend à lire et à écrire dans nos écoles élémentaires, seulement, par suite de la routine, plusieurs
ne pratiquent plus une fois sortis de l’école
et oublient ce qu’ils y ont appris) voyant