‹ Quelques considérations sur quatre cas de Césarienne conservatrice à la maternité de VaucluseChapitre 6 sur 17 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Notre thèse, basée sur 4 observations prises dans le service de M. le docteur Paul Cassin, est consacrée à l'étude de la césarienne conservatrice. Mais le titre même donné à notre travail est une preuve que nous n'avons pas la prétention de reprendre jusque dans leur début l’évolution des idées et les différentes phases par lesquelles est passée la césarienne.

Pratiquée dès la plus haute antiquité sur la femme morte, cette intervention ne fut tentée sur le sujet vivant que vers le xive ou xv° siècle. Rejetée d'abord par la plus grande majorité des accoucheurs, puis gagnant du terrain vers la fin du xvin° siècle, jusqu’au moment où la création de la symphyséolomie la remet en discussion et la rejette dans un oubli que pouvaient justifier les déplorables résultals opératoires 4 obtenus.

| Nous assistons alors à cette lutte acharnée entre symphy-

séotemistes et césaristes, qui fut le commencement d’une longue polémique! Baudelocque, un des adversaires les plus violents de lasymphyséotomie, sut gagner à sa cause la Société de Médecine, car, “en 1798, il amenait celte assemblée à déclarer : + que dans beaucoup de cas, l'opération césarienne

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est le seul moyen qui donne l'espoir de sauver la mère et l'enfant ». Mais il restait encore bien des progrès à faire pour tout ce qui concernait la technique opératoire, et 1l suffit de consulter les statistiques des différentes nations, à cette époque, pour se rendre compte combien cette intervention, non complétée par la suture utérine, comportait encore de . dangers immédiats ou médiats pour l’opérée.

Ce n’est guère qu’en 1835 que certains opérateurs, devancés par Lebas, chirurgien de Mouilleron, pratiquèrent la suture de l’utérus avec des fils métalliques, donnant ainsi un élan nouveau vers des indications plus générales et plus absolues de la césarienne.

Les indications absolues ont été assez bien précisées dans la thèse de M. Larnaudie, soutenue à Toulouse dans l’année 1909; mais pour tout ce qui concerne les indications relatives, il y a des hésitations qui prouvent que le problème persiste en son intrégrité et avec toutes ses incertitudes. Lorsqu'il s'agit, en effet, de savoir si un bassin rétréci est viable ou non viable, il est bien facile de décréter que le dernier est justifiable seulement de l'opération césarienne, mais: un problème exige aussitôt d’être résolu : A quel degré peuton dire qu'un ‘bassin est. ou n’est pas viable ? Il importe de connaître si le bassin de telle femme est capable de permettre le passage du fœtus qu'elle porte dans son sein, et la solution mathématique du problème est subordonnée à la connaissance exacte de tous les diamètres du bassin, de toutes les dimensions du fœtus, ainsi que du degré de réductibilité | des tissus dans les différentes directions. Et si l’une des données de ce problème nous reste presque inconnue, il est inutile de viser à une précision idéale dans la connaissance de l’autre.

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