‹ Quelques considérations sur quatre cas de Césarienne conservatrice à la maternité de VaucluseChapitre 7 sur 17 · L LETTRE NET EE · texte numérisé non relu

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Tel est l'état d'esprit dans lequel nous nous sommes trouvé, toutes les fois que le problème s'est posé à nous, dans le service de la Maternité de Vaucluse, où une moyenne de 150 accouchements par au nous a permis d'observer et d'étudier un certain nombre de cas embarrassants. Nous avons appris, auprès de M. le D° Paul Cassin, à tenir compte des préceptes déjà formulés par des maitres autorisés, mais nous avons appris aussi, et M. Cassin a puissamment aidé à l'élaboration de cette ligne de conduite, qu'il fallait montrer dans quelques occasions un certain esprit d'indépendance, puisque la solution de beaucoup de problèmes n’avait pas été encore donnée. :

Nous n'avons pas la prétention d'apporter dans notre travail la solution du problème qui nous occupe ; il s’agit pour nous, tout simplement, de mettre en relief quatre observations de césariennes et de tirer quelques réflexions et quelques généralités sur cette question. Mais ne devions-nous pas, avant de mettre à leur place ces quatre observations, considérer comme un devoir la nécessité de rappeler très brièvement les différentes étapes selon lesquelles a évolué l’opération césarienne ? N'aurait-on pas le droit de nous reprocher de ne pas avoir assez tenu compte de tout ce qui avait été dit ou écrit sur le sujet qui nous intéresse? Il fallait donc, pour nous, avoir présentes à l'esprit toutes les indications formulées jusqu’à aujourd’hui, toutes les fois qu'une irrégularité dans la marche d'un accouchement nous a fait redouter un danger quelconque pour la vie de l'enfant.

Une opinion déjà faite, après la lecture des ouvrages des maîtres, l'application des principes inspirés par la conviction que la césarienne doit être une opération courante aussi facile à décider et à réaliser par un accoucheur que l'est une ché-

Nr | “ LE ie Foie lotomie par un chirurgien!» Telle a été la conduite de M. le Dr Paul Cassin.

Les quatre observations, apportées ici viennent merveilleusement justifier cette opinion et cette conduite: Aussi bien avons-nous donné, avant la présentation de ces observations, l'exposé net et précis du procédé ne appliqué à chacun des cas.

La méthode française a paru à M. Cassin être la méthode idéale, en raison de sa simplicité et de sa rapidité, et bien que nous ayons eu en notre connaissance la modification apportée par Franck dans la technique opératoire de Ja césarienne, nous avons considéré cette opération supra-symphysaire comme ne devant être indiquée que dans les cas où l’on pouvait supposer une infection utérine.

Toutes ces considérations furent envisagées, de peur qu’une décision, prise à la légère, ne vienne apporter EE regrets ultérieurs au sujet de la conduite tenue.

Et si nous exposons ainsi, au début de notre thèse, très brièvement du reste, les préceptes déjà formulés, nous espérons également, après avoir présenté nos quatre observations avec toute l’impartialilé nécessaire, entamer pour chacun de ces cas une courte discussion dans laquelle il nous suffira d’énoncer les raisons qui justifient à nos yeux la conduite tenue. |

Mais il est naturel que de toute discussion jaillisse la lumière, où tout au moins un peu de lumière ; aussi bien espérons-nous tirer quelques conclusions se rapportant aux observations qui nous intéressent. Loin de nous la pensée de généraliser ces conclusions et d'apporter des principes trop absolus! Mais ne nous est-il pas permis, après avoir fait ressortir le peu de danger que présente l'opération césarienne,

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d'indiquer quelle sera notre conduite toutes les fois que nous aurons à mettre en parallèle la vie de l'enfant et la vie de la mère ? Jugeant aussi précieuse l’une que l’autre, nous affirmerons, dans nos conclusions, notre désir de ne jamais entrer dans des considérations d'ordre sociologique et de ne jamais céder devant des questions de personnalité ou de réputation.

Sans aucune prétention, et sans chercher à imposer ces quelques idées, il nous suffira de les avoir écrites, afin que nous puissions faire considérer notre conduite future comme justifiée.

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