‹ Quelques Considérations Sur Une Épidémie De Diphtérie Dans La Commune De Saint-Médard-en-JallesChapitre 13 sur 13 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

La science à fait beaucoup pour la société dans la lutte contre les épidémies ; mais il semble que la société fit peu pour l'aider dans cette lutte.

[Il serait temps que les pouvoirs publics s'émeuvent de la situation sanitaire de la commune de Saint-Médard-en-Jalles et prennent des décisions qui conviennent. |

Une désinfection plus rigoureuse des locaux contaminés devrait être faile. Chaque fois que le médecin traitant fait une déclaration de maladie contagieuse, le service de désinfection doit passer chez le malade et procéder à l’assainissement des locaux contaminés. |

C'est là le premier moyen et le plus énergique qui permettrait de lutter avantageusement contre les microbes pathogènes de toute maladie contagieuse.

La construction de cités ouvrières comprenant des logements spacieux et bien aérés diminuerait le nombre des habitants par maison et par là les chances de contagion au moment des épidémies.

Il y aurait lieu de tracer à travers certains quartiers, aussi bien au bourg qu’au Camp des Lanciers, des voies larges que l'on pourrait entretenir facilement dans un état de propreté parfaite en créant un service de voirie approprié aux besoins de la population et en y joignant un service des eaux qui permettrait de nettoyer Les caniveaux, d'arroser les rues l'été. On pourrait compléter cette installation par un système d'égout permettant l'évacuation des matières usées.

Il serait de toute urgence de construire un abattoir municipal

LG RE

où les bouchers pourraient tuer les bestiaux, bien mieux qu'à leur domicile, si bien que l’on ne verrait plus couler dans les ruisseaux du bourg des eaux chargées de sang et de déchets de toule sorle provenant de leur tuerie.

De la sorte, on n'assisterait plus à ces épidémies dangereuses et fréquentes : la sanié publique serait améliorée: comme la écrit le professeur Brouardel : « Les cités qui seront pourvues d’eau pure, qui auront des maisons propres dont les déjections seront enlevées sans contact possible avec l'air et l’eau n'auront plus à redouler les épidémies; elles seront de roc et leurs germes morbides mourront sur le sol ».

Page 1