‹ Quelques Données Récentes sur la Maladie de Chauffard-StillChapitre 31 sur 38 · Besred · texte numérisé non relu

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Besredka — E.C.G.: normal.

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évoluait depuis plus de 15 ans, il n’y avait aucune trace d’infantilisme.

Dans tous les cas signalés, le psychisme reste normal et souvent même précoce.

Il semble donc difficile de conclure que ces troubles de développement reconnaissent une cause endocrinienne. Rien ne vient désigner leur étiologie. Tout au plus peut-on, par leur allure clinique, les rapprocher des troubles de développement que l’on rencontre dans certaines splénomégalie primitives.

Ainsi les hypothèses endocriniennes semblent, moins encore que les hypothèses infectieuses, résoudre les problèmes posés par l’étiologie de la maladie de Chauffard-Still.

Noups résumons, dans les deux pages suivantes, en un tableau schématique, les principales recherches étiologiques qui ont été pratiquées. Cette étude comparative porte sur le texte intégral de 44 observations différentes. Nous devons à l’affectueuse bienveillance de notre maître, le D' Robert Clément, de pouvoir en reproduire ici les résultats : qu’il en soit remercié une fois encore!

De tous les facteurs pathogènes successivement envisagés et compris dans ce tableau, aucun ne fait sa preuve d’une facon certaine, aucun ne réunit l'unanimité des auteurs. Le champ reste encore ouvert aux hypothèses.

Parmi celles-ci, certaines cherchent à résoudre la question sans préjugés de l'agent pathogène luimême.

Telle est la conception de Baïüer, de Thomson et Gordon qui envisagent la maladie de Chauffard- Still comme une maladie réactionnelle propre au terrain.

Une théorie plus récente, et qui semble devoir être beaucoup plus féconde, fait de la maladie de Chauffard-Still une affection tissulaire.

C’est la conception de la mesenchymalose émise par G.-C. Parenti; elle est basée, ainsi que nous Pavons vu, sur le caractère uniforme et très spécial des lésions péri-articulaires ganglionnaires et spléniques. Lésions que caractérise avant tout une atteinte prédominante du système réticulo-endothélial et du tissu conjonctif.

A ces lésions particulières seraient liés l’allure clinique bien caractéristique et sans doute la gravité de l'affection.

Cette conception rejoint donc par là les vues de P. Chevallier qui considère les lésions spléno-gan-

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glionnaires comme le trait d'union essentiel entre les diverses affections qu’il groupe autour de ia maladie de Chauffard-Still.

R. Clément apporte en quelque sorte un appoint à cette théorie dans une observation significative publiée avec E. Lesné en 1931 : il s’agit en effet d’un enfant chez qui «les lésions ganglionnaires, « spléniques et hépatiques ont été les premières: et -« ont toujours prédominé, les manifestations arti- « culaires relativement frustes n'étant survenues « que secondairement quatorze mois après le dé- « but».

Ainsi la conception de la maladie de Chauffard- Still, «maladie du mésenchyme et du tissu réticuloendothélial >, semble maintenant admise à la suite des travaux initiaux de G.-C. Parenti, par plusieurs auteurs. (Lœper, Lemaire, Villaret, Justin Bezancon.)

Certes, elle n'explique pas tout, et lon peut notamment se demander si cette « mésenchymopathie » relève de facteurs étiologiques divers, ou si elle résulte de laffinité tissulaire d’un germe unique, spécifique.

Telle qu’elle est, cette théorie n’en a pas moins le mérite d’avoir fait naître de nouvelles tentatives thérapeutiques que nous allons envisager.

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