‹ Quelques Données Récentes sur la Maladie de Chauffard-StillChapitre 33 sur 38 · ALT LL · texte numérisé non relu

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diphtérique doivent-elles être comptées au nombre des cas réagissant favorablement à la protéinothé- Tapie?

LA PYRÉTOTHÉRAPIE

Elle a paru logique à quelques auteurs; en effet, les diverses thérapeutiques employées semblent se relier dans quelques cas par un point commun : l’action plus ou moins nette de la chaleur; qu’elle soit provoquée par les agents physiques, chimiques ou biologiques.

Cette méthode s'appuie en outre sur la constatation déjà ancienne de l'influence de certaines ma-

ladies intercurrentes sur le syndrome de Chauffard- Still.

— Still signalait les rémissions produites par la Rougeole, la Scarlatine, l’Ictère catarrhal chez certains de ses petits malades.

— Rossdale rapporte l'influence heureuse d’une Diphtérie nasale.

— Pierret, Bournaville et Lefebvre, Vanhoutte constatent des améliorations produites par la scarlatine.

-— La Rougeole a encore une influence heureuse dans les cas de Bernhald Thomser et de Stickl.

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— Le même rôle est tenu par une pneumonie dans un cas de Huet, par une broncho-pneumonie chez les malades de Gibney, de Kæppe.

Devant une telle concordance des faits au cours des pyrexies les plus diverses, Micheli et Gamna sont amenés à appliquer la malariathérapie, tandis que Lœper préfère s'adresser au choc produit par l'injection d'huile soufrée.

Ces diverses méthodes, qui paraissent logiques, ne portent pas encore sur un assez grand nombre de cas pour que l’on puisse estimer leur efficacité.

Enfin, la thérapeutique de la maladie de Chau/fard-Still comprend depuis peu une méthode nouvelle :

LA SPLÉNECTOMIE

Basée sur l'hypothèse étiologique d’une mésenchymopathie que nous avons exposée dans le chapitre précédent et s'appuyant sur des constatations histo-pathologiques précises, la splénectomie devait être envisagée.

Elle fut en effet proposée par P. Chevalier dés

Réalisée en Amérique en 1931 par Houraben et Miller chez une femme de 50 ans, elle restait, après quatre mois, un succès,

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Craven la tente à son tour chez une patiente de 40 ans et obtient un succès qui se maintient pendant huit mois.

En France, la même thérapeutique chirurgicale est mise en œuvre par Lœper, À. Lemaire et J. Patel, en décembre 1936. Il s’agissait d’une femme de 28 ans. Malheureusement après une brève amélioration la malade fut enlevée par une broncho-pneumonie.

En juin 1937, Villaret, Bergeret, Justin Besancon et Rubens Duval obtiennent par la splénectomie une amélioration immédiate et nette — mais l’affection récidive au bout de deux mois.

Sur ces quatre cas, il est évidemment impossible d'établir un bilan de la méthode, mais il y a là un orientation thérapeutique dont l'intérêt est certain. I sera possible sans doute dans un avenir rapproché d’en apprécier les résultats sur des bases plus larges.

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