Quelques Ecossais professeurs et etudiants a Paris
Si le commerce des denrées matérielles établit des liens importants entre deux peuples, combien plus les échanges intellectuels ! Il y a six siècles, alors que les paquebots, les trains, les avions, n’étaient pas encore inventés pour le transport des marchandises, la pensée circulait déjà entre la France et l’Ecosse par le moyen des professeurs et des étudiants.
L’Université de Paris.- — Avant même qu’il y eût une Université, quand les études se faisaient surtout dans les abbayes, celle de Saint- Victor au bord de la Seine, en amont de Paris, eut au XIIe siècle pour prieur un théologien écossais : le mystique devenu célèbre en accolant à son nom celui de son abbaye, Richard de Saint-Victor.
L’Université de Paris, aima mater fiarisiensis, la plus vieille d’Europe, s’établit au commencement du XIIIe siècle de ce côté, sur la rive gauche de la Seine, où est encore la Sorbonne. Et c’est un homme venu de Grande Bretagne, Robert de Courson, qui rédigea les premiers statuts (1215). On était alors en train d’entourer de murailles précisément les quartiers méridionaux de la ville, où nous allons voir résider les premiers étudiants écossais.
Les voilà qui arrivent en effet moins de cent ans après la fondation
1 Principaux ouvrages à consulter :
H. M. B. Reid, Divinity Principals of Glas. XJniv.
Francisque Michel, Les Ecossais en France (1862).
M. V. Hay, The Blairs Papers, 1929.
Forbes-Leith, The Scots Men-at-Arms.
Trans. Franco-Scottish Soc., Notes sur Quelques Ecossais en France, J. Pannier (1912).
Assoc. Franco-Ecossaise (branche française). Bulletin des années 1918 et 1919 ; Rapport du Secrétaire Général, J. Pannier. Bulletin de 1929 : Les Résidences successives des Etudiants écossais à Paris, J. Pannier.