SONS DIFFÉRENTIELS ET SONS ADDITIONNELS
ments, sont tous (les sons difTérenliels aussi bien que les sons additionnels) infiniment plus faibles que ces derniers.
Si nous considérons d'abord les sons différentiels, nous trouvons que pour tous les intervalles n: n + m, tant que m n'est pas
beaucoup plus grand que - , ils coïncident av^c les sons de batte-
ment, et dès lors ne peuvent être observés séparément; mais dès
que m dépasse de beaucoup —, les sons de battement s'expriment,
pour les mêmes intervalles, par m\ pour les intervalles n:hn+m
[h = 2, 3,...) par m quand m < —, et par m' quand m > •—; ils
ne concordent donc plus avec la différence des nombres de vibrations des sons primaires, et il faut, dans ces cas, chercher à observer les sons différenlicls.
Ainsi qu'il a été dit déjà, ces intervalles, lorsqu'ils sont obtenus avec des sons très aigus, laissent entendre les sons de battements d'une manière très nette, tandis qu'on ne découvre aucune trace des sons différentiels. Ainsi ut^: s/» (8 : 15) ne donne qu'un ut^ (1) et pas du tout le son 7, ut^: ré^ (4: 9) ne donne que l'u/, (1) et nullement le mi^ (5); ut^: fa^ (3: 8) ne donne que le fa^ et le /a^, mais pas du tout le la^ (5). Il s'ensuit qu'en tout cas les sons différentiels doivent être infiniment plus faibles que les sons résultants nés des battements : — (cependant ils existent, car j'ai pu les observer d'une manière qui ne laisse pas de place au doute, en formant les mêmes intervalles avec des sons moins élevés dont la persistance plus grande me permettait d'avoir recours à des diapasons auxiliaires qui donnaient un nombre déterminé de battements avec les sons dont il s'agissait de constater l'existence. En faisant vibrer les gros diapasons u'^ et si^ (8: 15) devant les résonateurs, j'entendais d'abord le ronflement vigoureux des 32 battements supérieurs; mais dès que j'approchais à une certaine distance de l'oreille un diapason de 440 v. s., je distinguais nettement les 4 battements du son 7 (448 v. s.). De même un diapason auxiliaire de 648 v. s. m'a permis de constater l'existence du son (rès faible mfj (5) produit par le concours des sons ut^ et re\ (4: 9), et un diapason de 860 v. s. a révélé l'existence d'un faible /a^ (5) produit par les sons primaires ut^ et fa^ (3 : 8) *.)