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INTERRUPTIONS D'UN SON CONTINU

128 V. d, se produit déjà avec un diapason qui donne Viit^de 512 V. d., seulement le son est faible et se trouve dominé parles deux sons de variation qui dépendent de la somme et de la différence des intermittences et des vibrations doubles du diapason (dans le cas que nous avons choisi, ces deux sons seront lesol^ de 3tt4 V. d. et \emi^ de 640 v. d.). Lorsqu'on substitue à Vut^ successivement le mi^, le so/4, l'harmonique 7 d'w^,, et ît/g en conservant toujours la même vilesse de rotation, le son d'intermittence devient de plus en plus fort et distinct. Si enfin on fait passer par le disque les sons très forts des diapasons titf^ et ^lt^, pour lesquels . les interruplions et les vibrations doubles sont respectivement dans le rapport de 1 : 16 et de 1 : 32, le son d'intermittence acquiert

Fig. 37. Disposition d'un disque de sirène h grands trous, et diapason aigu pour robservation du son produit par le nombre des interruptions d'un son continu.

une force extraordinaire, tandis que les sons de variation dérivés du rapport 1 : 16 (15 et 17) sont déjà peu distincts, et ceux du rapport 1 : 32 (31 et 33) à peine perceptibles.

Quand je fais Texpérience avec les deux diapasons aigus, qui conviennent le mieux pour l'observation du son d'intermittence, je fais tourner le disque immédiatement devant le diapason, comme le montre la figure 37; mais quand je me sers des diapasons plus graves, j'intercale entre ces diapasons et le disque des tuyaux de résonance d'un diamètre égal à celui des trous (fig. 38), de sorte que le son retentit avec force chaque fois qu'un des trous passe devant l'orifice du tuyau. — Je ferai remarquer en passant que, grâce à cette disposition, les sons de variation se produisent avec une netteté surprenante, et qu*en accélérant ou

en ralentissant la vitesse de rotation, on les entend très bien tour à tour s'écarter et se rapprocher*.

Dans Texpérience qui précède, c'était un sond'intensité par ellemême constante qui était transmis à Toreille d'une manière intermittente; mais le passage des intermittences à un son continu

Fig. 38. Disposition d'aa disque de sirène à grands trous, diapason et tube renforçant, pour Tobservation des sons de Tarialion.

peut aussi s'observer avec des sons qui ont eux-mêmes une inten-

1. Dans ces expériences^ les disques étaient mis en rotation par un grand mouvement d'horlogerie, mû par des poids. Bien que cet appareil ne fût pas muni d'un régulateur, la hauteur considérable qu'avait à parcourir le poids (environ 3 mètres 50) , permettait d'obtenir une rotation très régulière et d'une durée assez longue. Au-dessous de la rangée circulaire de trous, était toujours disposé, à côté du diapason, un portevent qui communiquait avec une sourflerie, de sorte qu'il sufOsait d'appuyer sur la pédale de la soufflerie pour faire natlre le son propre de la série de trous. Un diapason, tenu à la main, dont la note était à l'unisson de ce dernier son, servait à le contrôler, et lorsqu'il y avait des battements, on parvenait facilement à corriger les irrégularités de la rotation ainsi révélées, en touchant simplement du doigt le bord du disque. Pendant l'expérience, après un coup d'archet donné au diapason qui était sous le disque, le son grave qui répond au nombre des interruptions était comparé au diapason tenu à la main, ou bien au son produit en soufflant contre les trous ] les deux sons de variation, qui répondent à la somme et à la différence du nombre de vibrations du diapason et du nombre des interruptions, étaient comparés à des diapasons de mon tonomètre qui étaient à leur unisson ou battaient avec eux.

J'ai fait deux séries d'expériences. Dans la première, j'ai constamment conservé le nombre de 128 interruptions (ut^), tandis que les diapasons employés ont été les suivants : u/5, mij, so^, u/4, mi^, «0/4, «/j, ti/g, ulj. Dans la seconde série, c'est d'abord le diapason u/,, puis le diapason W5, qui a été employé, tandis que le nombre des interruptions variait depuis 128 (u/,) jusqu'à 258 (u/,) en parcourant successivement toutes les notes de cette gamme.

Pour compléter les résultats de ces expériences, j'ajouterai que, dans celles de la première série, avec les diapasons mi^y so'4, tt/g, en dehors des deux sons de variation et du son d'interruption on pouvait encore entendre le son de battement des deux premiers.

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