‹ Quelques expériences d'acoustoqueChapitre 47 sur 86 · INTENSITÉ DES SONS DE BATTEMENTS · texte numérisé non relu

INTENSITÉ DES SONS DE BATTEMENTS

résultantes de toutes les vibrations successives du son complexe sur un premier cercle, mais encore les dilatations sur un autre cercle, par des trous d'une grandeur convenable. A cet effet, j'ai divisé en 176 parties les circonférences de deux cercles concentriques très rapprochés, et j'ai percé des trous, sur le premier cercle, aux points :

et sur le second aux points :

En soufQant contre ces deux cercles à la fois, par deux tubes du diamètre de l'orifice le plus grand, placés sur le même rayon, l'un au-dessus, l'autre au-dessous du disque, les deux sons 80 et 96 s'entendaient beaucoup plus nettement que dans l'expérience précédente avec le disque où les périodes de trous étaient déplacées, les unes par rapport aux autres, d'une demi-ondulation, et contre lequel était dirigé un seul tube^

Il me reste à examiner l'argument que M. Tyndall à tiré de la faible intensité des sons résultants contre l'hypothèse d'après laquelle ils doivent leur origine aux battements *. Après avoir expliqué que deux sons d'égale intensité qui battent produisent une amplitude moyenne qui passe périodiquement de zéro au double des amplitudes isolées, H. Tyndall s'exprime comme il suit. « Si donc, dit-il, les sons résultants provenaient des battements des sons primaires, on devrait encore les entendre quand les sons primaires sont faibles; or on ne les entend plus dans ce cas. » Les sons résultants devraient en effet avoir une intensité supérieure à celle des sons primaires, si les mêmes amplitudes donnaient pour tous les sons la même intensité ; mais il n'en est rien, et il est facile de le démontrer. Prenons un diapason u/, qui vibre avec une amplitude déterminée (!""" par ex.), éloignons-le de l'oreille jusqu'à ce que le son devienne presque imperceptible. Répétons la même expérience avec un diapason u^ dont les branches ont la même

1. La disposition des séries de troas primitivement indiquée dans ce mémoire a été ici légèrement modifiée, afin de reproduire encore plus fidèlement le mécanisme des battements. Cependant, ntômc avec cette modificalion, les résultats fournis par les disques percés de trous n'approchent pas de ceux que j'ai obtenus plus tard arec les disques qui seront décrits plus loin (p. 158)» et dont le contour est découpé exactement suivant la courbe du son complexe qu'il s'agit de reproduire.

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