‹ Quelques expériences d'acoustoqueChapitre 48 sur 86 · On Sound. 3* éd., p · texte numérisé non relu

On Sound. 3* éd., p

épaisseur et la même largeur, et dont les vibrations ont la même amplitude; il se trouvera qu'il faudra l'éloigner à une distance double de celle où Yut^ cessait d'être perçu, et il s'ensuit qu'avec la même amplitude le son ut^ a une intensité physiologique quatre fois plus grande que Vut^. De même, lorsqu'on cherche les amplitudes pour lesquelles les deux diapasons, placés à la même distance, produisent le même effet sur Toreille, on trouve encore que les vibrations de Vut^ doivent avoir quatre fois plus d'amplitude que celles de Vut^. D'après cela, deux sons qui sontdans le rapport de la quinte (2 : 3) auront la même intensité quand on leur donnera les amplitudes 9 et 4, dont la somme serait 13; mais le son résultant, qui est l'octave grave du son fondamental, devrait avoir l'amplitude 36 pour acquérir seulement l'intensité de l'un ou de l'autre des deux sons primaires, et en réalité il aura une intensité trois fois moindre. — Quand l'intervalle des sons primaires est plus étroit, le son résultant descend encore plus bas, et son intensité relative est encore plus faible.

Il va sans dire que je ne donne ni ces résultats ni les nombres qui viennent d'être calculés pour tout à fait exacts; cependant ils le sont assez pour démontrer ce que j'avais ^n vue, c'est-à-dire que les sons graves ont besoin d'amplitudes plus grandes que les sons aigus pour égaler ces derniers en intensité. — J'espère pouvoir présenter avant peu des recherches plus précises sur l'intensité relative des sons de hauteur différente.

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