APPAREIL A SONS DE BATTEMENTS CONTINUS
exactement pour une note donnée et de les maintenir ensuite à la même tonalité. Cette variabilité est extrêmement gênante, parce que les plus petits changements de Fintervalle des sons primaires en entraînent déjà un fort sensible dans la hauteur du son de battements. Ainsi, lorsqu'on augmente Tintervalle de seconde (8:9) d'un ton seulement, de manière à le transformer en tierce majeure (4:5), le son de battements parcourt l'étendue d'une octave entière (1 : 2). Dès lors, ces sifflets peuvent bien servir à faire entendre les sons de battements, — les sons de battements supérieurs ou inférieurs séparément, ou les deux à la fois, — mais ils ne permettent pas, du moins sans grandes difficultés, de déterminer d'une manière exacte, les rapports de hauteur entre les sons de battements qt les sons primaires.
C'est pour échapper à ces inconvénients que je me suis décidé à construire un appareil où les sons de battements sont produits par les sons longitudinaux de doux tubes dé verre (fig. 45), qui ne présentent pas des variations de hauteur comme les sifQets aigus.
Chacun des deux tubes de verre destinés à fournir les sons primaires est soutenu à l'endroit du nœud du son fondamental, c'està-dire à son milieu, par une pince mobile sur une planchette où on peut rarrèter dans une position voulue. Grâce à cette disposition, un tube de longueur quelconque peut être placé de manière que la région, voisine de l'une de ses extrémités, qu'il convient de frotter pour produire le son longitudinal, se trouve amenée vis-à-vis de la roue qui forme la partie centrale de l'appareil, et qui est chargée dé frotter les tubes à la façon d'un archet sans fin . A cet effet, elle est entourée de plusieurs couches de gros drap, qu'il faut tenir mouillé pendant les expériences. Les deux p)a*> cheltes sur lesquelles glissent les pinces qui soutiennent les tubes, peuvent tourner, par leurs extrémités supérieures, autour de deux axes, et des rubans de caoutchouc fixés à leurs extrémités inférieures permettent de les tirer dans la direction de la roue, de façon que les tubes soient poussés contre cette roue comme par un ressort éonvenablement tendu. En faisant tourner la roue à l'aide de la manivelle, on entend aussitôt les sons longitudinaux des deux tubes, et en même temps l'un des deux sons de battements, ou les deux à la fois, d'une manière continue et avec une telle force qu'ils sont encore très perceptibles à d'assez: grandes distances.
APPAREIL A SONS DE BATTËMENTà CONTINUS. 16&
Autour de chaque tube est collée, à l'endroit du nœud, c'est-àdire à l'endroit où il doit être soutenu» une bande de papier sur laquelle est marqué le son longitudinal, de scfrle que le changement des tubes né deinande que quelques secondés, et qu'il est
Fig. 45. Appareil à sons de battements continus.
facile de produire très vile les divers intervalles les uns après les autres.
Au-dessous de la roue est placée une petite auge dans laquelle on verse tout juste assez d'eau pour que l'enveloppe de drap de