APPAREIL A SONS DE BATTEMENTS CONTINUS
la roue vienne s'y tremper; une fois qu'elle est sufTisamment imbibée, on peut abaisser le niveau de Tauge, afin d'éviter le bruit de l'eau qui, de la roue, retombe dans le bassin. Je n'ai parlé ici que de tubes de verre, parce qu'ils m*ont donné les meilleurs résultats; mais il va de soi qu'on pourra aussi faire usage de tubes ou de verges métalliques ; seulement l'enveloppe de la roue, au lieu d'être imbibée d'eau, devra alors être frottée de poudre de colophane. Les verges d'acier, que j*eusse préférées, à cause de leur solidité, aux tubes de verre, demandent, pour résonner convenablement, une pression si forte exercée sur la roue, et une rotation si lente, qu'il n'était guère commode de la produire directement à l'aide de la manivelle, et que j'ai été obligé de Gxer sur l'axe de la roue une petite roue dentée sur laquelle s'engrenait une plus grande que la manivelle faisait tourner directement. Cette petite complication de l'appareil eût eu, en elle-même, peu d'importance; malheureusement, j'ai aussi constaté que dans ces conditions, quand la pression contre la roue devient ou trop forte ou trop faible, ou que la dose de colophane est mal calculée, les sons des verges d'acier sont souvent accompagnés de bruits rauques et stridents, comme ceux que font entendre des cordes sur lesquelles un archet est promené par une main inexpérimentée. Les tubes de verre, au contraire, m'ont toujours donné des sons très purs, et c'est ce qui fait que, malgré leur moindre solidité, il faut leur donner la préférence.
RECHERCHES SQR LA DIFFÉRENCE DE PHASE QUI EXISTE ENTRE LES VIBRATIONS DE DEUX TÉLÉPHONES ASSOCIÉS.
(Journal de Physique, mai 1879.)
Les expériences que je vais faire connaître ont été instituées dans le dessein de rechercher la difîérence de phase qui existe entre les membranes vibrantes de deux téléphones réunis selon le mode usité pour la transmission des dépêches. Cette différence a fait l'objet de diverses recherches^ qui sont analysées dans le Journal de Physique^ t. VIII, p. 168 à 175. Il importait de donner une méthode expérimentale qui permit d'en vérifier l'exactitude : c'est ce que j'ai entrepris.
I. Deux diapasons k' et B' accordés parfaitement à l'unisson sont placés vis à-vis des électro-aimants des téléphones A et B, dont ils remplacent les plaques vibrantes. Chaque diapason repose sur un coussin isolant et la distance qui les sépare est sufQsamment grande pour que l'un ne puisse pas influencer l'autre. Les téléphones A et B étant réunis à la manière ordinaire, on attaque avec un archet le diapason A , par exemple : l'oreille placée dans le voisinage de B entend immédiatement vibrer ce diapason, dont les amplitudes sont assez grandes. Les vibrations
1. Du Bois-Reymond. — Versuche am Telcphone; Verhandlungen der Physiologiscben Gesellschafl zu Berlin, n*" 4 ; 1877-78.
L. Uermann. — Yorsuche Qber das Verhalten der Phase und der KlangzuBammenselzung bei der telephonischen Uebertragung ; Annalcn der Physik, nouvelle série, t. V, p. 83; 1878.
H, F. JVeber. — Indaclîon qui a lieu dans le téléphone; communication faite le 1" juillet 1878 à la Société de Zurich.
H, HelmhoUz, — Telcphon . und Klangrarbe ; Annalen der Physik , nouvelle série, t. V, p. 448 ; décembre 1878.