DIFFÉRENCE DE PHASE
entre deux diapasons qu'on ne peut observer simultanément, et que de légères altérations de ce genre surviennent facilement, par exemple à la suite d'une faible variation de température, on ne saurait, dans ces sortes d'expériences, se contenter d'accorder les diapasons une fois pour toutes. Il est indispensable de les vériGer avant chaque expérience, et de corriger par ui peu de cire la moindre altération des rapports de vibrations rigoureux.
En observant l'influence de l'aimant du téléphone sur les vibrations du diapason à différentes distances, j'ai obtenu les résultats suivants :
Jusqu'à la distance de 5"»™, l'influence de l'aimant n'est pas perceptible, mais en diminuant la distance encore plus, le diapason devient plus grave, et la durée pendant laquelle il vibre, plus courte. Quand le diapason vibre & l'état normal on peut facilement observer ses vibrations pendant 90 à 100 secondes, mais & la distance de -^"*°', on ne les observe plus que pendant environ 30 secondes.
Pour la même distance de l'aimant l'abaissement du son du diapason est toujours plus grand quand ses vibrations ont de petites amplitudes que quand elles en ont de grandes.
Le diapason u^, = 512 v. s. devient plus grave d'une vibration simple pour la distance de
en 80 secondes.
> bU (grandes ampl.; ou - 54 >
en 48 (petites
RECHERCHES SUR LES VIBRATIONS D'UN DIAPASON NORMAL. (Annales de Wiedemann, 1880.)
Dans ces vingt dernières années, l'usage du diapason comme instrument de précision s'étant généralisé, on l'a employé à des expériences de plus en plus délicates, et il en résulte qu'on est devenu plus exigeant en ce qui touche la connaissance exacte du nombre de ses vibrations. Le diapason que j'avais établi, & l'époque où je commençais à m'occuper de la fabrication des instruments d'acoustique, avec les ressources qui étaient alors & ma disposition, et quej'avais adopté comme étalon, portait la marque utf = 512 V. s., sans indication de température ; mais, dans ma pensée, il devait faire 512 vibrations simples à la température de 20^ c. Dans le cours de mes travaux ultérieurs, je constatai que ce diapason était vraisemblablement à 20^, trop élevé d'une fraction de vibration simple, de sorte qu'il eût fallu en élever la température de quelques degrés pour obtenir les 512 vibrations avec une précision absolue. Si l'on réfléchit que Texpérimentateur n'aura presque jamais à travailler à la température exacte pour laquelle le diapason a été construit, de sorte qu'il sera toujours obligé de faire une correction, s'il s'agit de recherches assez délicates pour qu'il soit nécessaire de tenir compte de la température, on comprend que le choix de la température normale a, au fond, très peu d'importance, et que la seule chose essentielle c'est de connaître exactement cette température normale, ainsi que la variation du diapason pour chaque degré.
J'étais convaincu que la détermination de la quantité très petite dont le diapason en question pouvait s'écarter du nombre de vibrations voulu, de même qu'une détermination très précise de
HORLOGE A DIAPASON COMPARATEUR- 173
Tinflucncedela température, s'obtiendraient difficilement, avec quelque certitude, par les méthodes dont on avait jusqu'ici fait usage dans ces sortes de recherches.
J'ai donc attendu, pour entreprendre le travail dont on va lire les. résultats, qu'il me fût possible d'exécuter un appareil nouveau complètement propre à remplir le but proposé. Cet appareil n'est pas seulement remarquable par la précision extraordinaire de ses indications, il offre encore l'avantage de fournir ces indications sans aucune manipulation compliquée ou difficile ; il permet de vérifier en tout temps le nombre absolu de vibrations du diapason normal, et de constater immédiatement le moindre écart dû à une cause de perturbation quelconque.
Pour construire cet appareil, je n'ai eu besoin de rien inventer, je n'ai eu qu'à combiner d'une manière convenable des éléments connus.
DeseripCkm de rappMreil.
Un diapason * ti/^ = 128 v. s. est lié à un mouvement d'horlogerie de telle façon qu'il en règle la marche par l'intermédiaire de l'échappement; mais il en reçoit, en môme temps, & chaque oscillation, une petite impulsion qui sert à entretenir son mouvement vibratoire. Cette disposition avait été réalisée pour la première fois dans l'horloge à diapason que M. Niaudet fit présenter à l'Académie des sciences le 10 décembre 1866, et qui a figuré aux expositions universelles de Paris (1867) et de Vienne (1873). Le mouvement d*horlogerie est muni de trois cadrans. Le premier a 128 divisions, et l'aiguille y fait un tour dans le temps où le diapason fait 128 vibrations simples, c'est-i-dire dans une seconde. Sur le deuxième et le troisième, qui est le plus large, se marquent les secondes, les minutes et les heures, comme dans un chrono-: mètre ordinaire. Le mouvement peut être monté sans interrompre ni troubler en aucune manière les vibrations du diapason.
Les deux branches de ce dernier portent des vis micrométri-^ ques à têtes pesantes, qui permettent de régler la période de vi-
1. Tous les diapasons employés dans ce travail étaient fabriqués du même acier fonda anglais.
bration avec une très grande précision. L'une des deux branches porte, en outre, l'objectif d'un microscope dont le corps, avec l'oculaire, estflxé au support de l'horloge, de sorte que l'ensemble forme un comparateur optique de Lissajous. Le contrepoids de l'objectif niobile est représenté par un miroir d'acier fixé à la branche opposée. Un thermomètre est disposé entre les deux branches; le réservoir descend jusqu'au talon de la fourchette, où lemouve-
Fig. 47. Horloge à diapason comparaleur.
ment des branches est à son minimum, mais où l'influence de la chaleur sur ce mouvenjenl atteint son maximum.
Le mouvement d'horlogerie et le diapason étant mis en marche, on obtient des vibrations tout à fait isochrones, d'une amplitude toujours égale, et d'une durée pour ainsi dire illimitée, que l'on peut comparer optiquement aux vibrations de tout autre corps sonore, et dont la tonalité se détermine tout simplement en com-
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