CONSTRUCTION DU DIAPASON ÉTALON
marche de rhorloge resta, pendant ce temps, identique à celle du chronomètre.
Construction du diapason étalon ttfs= 51t ▼. s. & tO® e.
Le diapason de l'appareil ainsi réglé, je m'en servis pour accorder, par le procédé optique, un autre diapason de manière qu'il donnât à 20* la double octave [ut^ = 512 v. s.). La précision obtenue fut telle que, les deux diapasons ayant môme température, leurs vibrations observées au comparateur jusqu'à la cessation du mouvement du diapason isolé, c'est-à-dire pendant 80 ou 90 secondes, paraissaient toujours exactement dans le rapport de 1 à 4, la figure optique ne montrant aucune trace de rotation.
On était ainsi assuré que le diapason ut^ de l'appareil et le diapason étalon ut^ faisaient exactement le premier 128, le second 512 V. s. à la température de 20° c.
Le fait que la figure optique n'éprouvait aucune rotation pendant toute la durée de l'expérience prouve encore que les vibrations du diapason auxiliaire ne cessaient jamais d'être isochrones. C'est là un résultat important, car la détermination des différences de tonalité très petites étant toujours fondée sur l'observation de la figure optique ou sur celle des battements pendant un temps plus ou moins long, cetle détermination deviendrait illusoire, si la tonalité des diapasons venait à changer pendant l'expérience. Or on sait que des changements de tonalité ont été constatés par Scheibler avec des diapasons d'une forme impropre, dont les branches, au lieu d'être parallèles, s'écartaientou se rapprochaient vers les bouts :ils peuventaussi, parfois, être occasionnés (quoique à un moindre degré) par les caisses de résonance. Je dis parfois, car Tinfluence de la caisse sur les vibrations du diapason sç manifeste de plusieurs manières diverses.
de la eaisse de réeomanee et du réaoïuiteiir amr les ▼ibradoiM du diapason.
Quand le son propre de la caisse est encore assez éloigné de celui du diapason, bien que suffisamment voisin de ce dernier pour le renforcer sensiblement, l'influence exercée sur les vibrations du diapason parait souvent tout à fait nulle : il vibre longtemps, avec une intensité qui décroît régulièrement jusqu'à la fin du mouvement. Il n'en est plus de même quand le son propre du système formé par la masse d'air et les parois de la caisse, y compris le poids du diapason, se trouve trop voisin du son de ce dernier. Dans ce cas, et en remplissant certaines autres conditions qui favorisent une résonance énergique, le diapason qui, tenu librement à la main ou bien fixé sur un support solide, vibrerait pendant 60 ou 90 secondes avec une intensité régulièrement décroissante, fait d'abord entendre sous Tarchet un son très fort, on dirait un cri, mais l'intensité diminue rapidement, et au bout de 20 secondes, il ne reste déjà plus que des vibrations d'une amplitude trop faible pour exciter d'une manière perceptible la résonance de la caisse. Lorsque l'influence de la caisse altère ainsi la durée des vibrations du diapason, elle ne manque jamais d'attirer aussi l'isochronisme et le nombre des vibrations. Cette altération, à la vérité, est si légère qu'on serait tenté de l'attribuer & des erreurs d'observation, si Ton ne faisait l'expérience qu'en fixant le diapason tour à tour sur un support solide et sur la caisse de résonance, procédé qui, efl'ectivement, ne serait pas à l'abri de quelques sources d'erreur. Hais j'ai eu l'occasion de constater l'influence en question quand le diapason n'était pas même touché entre les deux comparaisons : je me contentais de changer le son propre de la caisse en bouchant en partie l'ouverture avec la main, et la figure optique, qui tournait une fois en 20 secondes quand l'ouverture de la caisse était libre, ne mettait plus que 12 secondes & faire la même rotation quand l'ouverture était bouchée, ce qui indique un changement de tonalité de 0,033 v. s. par seconde.
L'influence de la résonance sur les vibrations d'un diapason se manifeste encore si, au lieu de le monter sur une caisse, on le fixe