V. s. 0,080 au bout de 60 minutes
A la fin, la figure optique observée au comparateur ne faisait donc plus que - de demi-tour en 1 minute. Il s'ensuit que le dia-
pason met 2 heures ou 2 heures et demie pour revenir, d*une température qui a produit un désaccord de 4 v. s., à la température de Tair ambiant.
Si l'on se contente d'abaisser le diapason de 0,5 v. s., en le tenant simplement à la main pendant une minute environ, rabaissement disparaît à peu près un quart d'heure plus tôt que l'abaissement correspondant obtenu précédemment à la suite d'un échauffement plus considérable. La raison de cette différence doit être probablement cherchée dans ce fait, que, dans le premier cas, le même abaissement est produit par un échaufTement peut-être un peu plus fort, mais ayant pénétré moins profondément dans la masse, et dans le second, par une chaleur plus faible, mais distribuée d'une manière plus égale. On s'expliquerait encore ainsi pourquoi le diapason de l'appareil mettait un peu plus de temps & prendre la température de l'air que les diapasons isolés, qui avaient été chauflés relativement vite. Ainsi, dans une première série d'expériences, ce diapason avait été accordé exactement à 18^ c, et de 5 heures à 10 heures du soir l'horloge était restée toujours d'accord avec le chronomètre» la température n'ayant pas varié dans cet intervalle de cinq heures; mais pendant la nuit elle avait légèrement baissé, et, bien que le matin le thermomètre marquât encore IS'' c, on put constater depuis 9 heures jusqu'à 1 heure et demie une légère avance (ne dépassant pas 1 seconde pour cet intervalle de 4 heures et demie) ; puis l'horloge resta de nouveau d'accord avec le chronomètre jusqu'à 10 heures. Dans ce cas, le diapason avait donc mis 4 heures et demie à reprendre complètement sa température primitive. On voit, par ces observations, qu'il ne sera permis d'attribuer au diapason la température, indiquée par le thermomètre que lorsque celte température n'aura pas varié pendant quelques heures, et que rhorloge,comparée au chronomètre, aura conservé pendant ce temps une marche absolument régulière.
TEMPÉRATCBE DO DIAPASON. 177
Le mieux serait évidemment d'opérer dans une pièce à température constante; mais il n'est ni facile ni commode de maintenir par le chauffage l'air d'une salle toujours au même degré de chaleur pendant plusieurs jours et plusieurs nuits, et les caves profondes, dont la température n'est pas sujette à varier, ont cet inconvénient que leur température moyenne est trop basse (12^ c. pour Paris). En effet, lorsqu'il s'agit d'établir un diapason normal, qui doit être aussi exact que possible à la température moyenne des habitations, il faut le construire pour une température un peu supérieure à la température moyenne du lieu, car dans le calcul de cette dernière on a tenu compte des grands froids de l'hiver, tandis que la température moyenne des expériences doit plutôt se déduire de celle des pièces chauffées et des températures un peu plus élevées de la saison chaude, les cas où Ton opère & des températures très basses étant relativement rares. C'est pour toutes ces raisons que j'ai choisi comme température normale la température de âO^c. Les expériences ont été faites dans une salle assez vaste et très élevée de plafond, fermée de tous côtés, dont la température ne variait que fort peu et toujours lentement, de sorte que souvent le thermomètre restait à peu près immobile du matin au soir, surtout pour les journées nuageuses et sombres, comme il y en a eu beaucoup cette année (1879) à Paris.
liillaeii«e de la durée de la marehe de l'appareil Bor lea vlferatlous
On pourrait encore se demander si l'influence d'un mouvement vibratoire prolongé sur la température du diapason ne serait pas assez sensible pour qu'il fût nécessaire d'en tenir compte dans la détermination de cette température & un moment donné; mais cette influence m'a paru tellement faible qu'on ne pourrait espérer de la déterminer exactement qu'en opérant dans un espace à température parfaitement constante. Parmi mes nombreuses observations, je n'en ai trouvé que deux qui aient été faites dans des conditions assez favorables pour une recherche aussi délicate, et où l'influence en question semble en effet se manifes-
ter nettement. Dans la première (25 juillet 1879], la température de la salle, notée d'heure en heure, resta constamment égale à 20* c. depuis 8 heures du matin jusqu'à 4 heures du soir, et la marche de l'horloge toujours d'accord avec celle du chronomètre; mais à 5 heures, la température n'était plus que de 19^7 c. et l'horloge, au lieu d'avancer, comme on pouvait s'y attendre, retardait alors de \ de seconde; & 8 heures, la température étant toujours de 19" 7 c, le regard s'élevait à ^ seconde. Ce n'est qu'à partir de 8 heures que l'influence du refroidissement commença à se faire sentir : de 8 heures à 10 heures, pendant que le thermomètre descendait à 19*5, l'horloge avança de ^ seconde, de sorte qu'elle avait repris sa marche primitive, comme si l'efTet du refroidissement de l'air eût été compensé par un échauffement intérieur.
Dans l'autre série (22 sept.), les lectures du thermomètre ne sont malheureusement pas assez nombreuses pour nous permettre de suivre la marche du phénomène comme dans celle du 25 juillet. Le thermomètre marquait 20^ c. à deux heures et à sept heures du soir, et l'horloge était restée d'accord avec le chronomètre; observé de nouveau à dix heures et demie, il ne marquait plus que 19* 6 c, mais la marche de l'horloge n'avait pas varié.
J'accordai alors le diapason de l'appareil à la température de 20® c, de telle façon que pendant six heures il n'y eût aucune différence entre la marche de l'horloge et celle du chronomètre, qui lui-même n'avançait que de une seconde en vingt-quatre heures. J'eus encore plusieurs fois dans la suite l'occasion de m'assurer de la persistance de cet accord, car la température de la salle, dans ses oscillations, repassa encore par 20® six fois en juin et en juillet, et une fois dans la seconde moitié de septembre, pour s'y maintenir chaque fois l'espace de quatre ou huit heures, et toujours on vit se rétablir l'accord parfait entre l'horloge et le chronomètre. — Dans une autre série (19 juillet) la température avait oscillé depuis 7»»,46'",45* du malin jusqu'à 6*»,46'»,45'' du soir, entre 19® 3 et 20®3, mais la moyenne des lectures était 20*0; à 9'»,46™,45% l'horloge n'était en avance que de ^ seconde, puis elle avait marché d'accord avec le chronomètre jusqu'à 2*',46'",45», enfm de 2*»,46™,45» à 5»»,46'",45», elle avait retardé de { seconde, de sorte que le résultat final était le même que si la température eût toujours été de 20®. Le même jour, d'ailleurs, la température se maintint à 20® depuis 6 heures jusqu'à 11 heures du soir, et la