POSITION DES VENTRES
à une température un peu plus élevée. Pour chacun de ces sons partiels, la lèvre supérieure était mise en position séparément, de manière à le produire d'une manière isolée et avec toute la pureté possible. Je dois cependant ajouter qu'en dépit de cette précaution il m'a toujours été difficile d'obtenir le septième son du tuyau ouvert avec la même pureté que le sixième ou le huitième, et que j'ai trouvé encore plus de difficultés à produire, avec la pureté et la durée désirables, le son 13 du tuyau bouché, tandis que les sons voisins 9 et II, aussi bien que 15 et 17, étaient remarquablement beaux. Je n'ai pu découvrir la cause pour laquelle ces deux sons, qui ont à peu près la même longueur d'onde, se sont toujours montrés si rebelles.
Les nombres de vibrations des sons partiels du tuyau ouvert, aussi bien que du tuyau fermé, s*écartent assez sensiblement, et d'autant plus qu'ils sont plus élevés, des nombres théoriques sur lesquels ils sont en excès, et cet écart ne saurait être attribué au rétrécissement graduel de la bouche, qui aurait dû plutôt produire l'effet contraire.
Dans les deux tableaux, les lettres placées en tête des colonnes ont la signification suivante :
À. Numéro d'ordre da son partiel.
B. Pression sous laquelle on a fait parler le tuyau.
G. Distance enlre la lèvre supérieure et la lumière.
D. Nombre des vibrations.
E. Distance des ventres^ à partir de la lumière.
F. Intervalles des ventres.
G. Intervalle moyen des ventres.
H. Différence enlre la distance E du premier ventre à la lumière et l'intervalle moyen des ventres G.
I. Différence entre la distance du dernier ventre à l'extrémité ouverte du tuyau, et intervalle moyen G.
J. Différence entre la distance du dernier ventre à l'extrémité bouchée du tuyau et la moitié de l'intervalle moyen G.
K. La vitesse de propagation du son, déduite de l'intervalle moyen des ventres et du nombre des vibrations.
Les positions des ventres indiquées dans ces tableaux sont généralement la moyenne de trois lectures, dont les écarts n'étaient le plus souvent que de quelques millimètres, rarement de O'^jOI, une seule fois de 0%02, et l'on voit aussi que les intervalles directement observés des ventres du même son ne diffèrent jamais entre eux ou de leur moyenne que de quantités très petites.
Dans les deux tableaux, le raccourcissement absolu de la première demi-onde des sons partiels diminue quand les sons s'élèvent, moins vite cependant que leur longueur d'onde, d'où il suit que ce raccourcissement relatif de la première demi-onde est d'autant plus grand que le son est plus élevé. Dans le tuyau ouvert, le raccourcissement relatif de la première demi^onde s'élève de 0,31 à 0,45 en allant du troisième son au huitième ; dans le tuyau fermé, il s'élève de 0,26 à 0,40 en allant du son 5 au son 17.
Tableau I.
VU
vin
0,27 0,ZJ
POSITION DBS VENTRES.
Tableau II.