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Quant au raccourcissement de la dernière demi-onde, à Textrémité du tuyau ouvert, ce n'est qu'avec les premiers sons, c'est-àdire avec les plus graves, dont les longueurs d'onde diffèrent beaucoup, qu'on peut reconnaître que sa valeur absolue diminue, tandis que sa valeur relative augmente avec Télévation des sons |
ensuite les différences deviennent si faibles que les plus petites erreurs d'observalion surfisent pour en masquer la loi.
En ajoutant, pour chaque son, le raccourcissement de la première et celui de la dernière demi-onde, on trouve que, pour le son 3, cette somme est égale à 0«°,37, ou bien aux 0,411 de la demilongueur d'onde ; elle descend pour le son 8, à 0">, 18 ^^ ce qui représente les 0,59 de la demi-longueur d'onde.
Il n'y a d'exception h cette diminution graduelle de la somme H + I que pour le son 7, pour lequel d'ailleurs tous les nombres notés sont un peu moins sûrs, à cause de la difficulté déjà mentionnée de le produire avec pureté et de le faire durer.
D'après Werthcim, la somme des raccourcissements qui ont lieu aux deux extrémités d'un tuyau devrait être indépendante de la longueur du tuyau, et par suite, sans doute, aussi de la longueur d'onde des divers sons partiels du même tuyau, en supposant, il est vrai, que la bouche a toujours la même largeur ; mais il parait peu probable que le faible rétrécissement que la bouche a subi, dans mes expériences, d'un son partiel au suivant, ait pu être la' cause, ou du moins la cause unique, des variations de la somme en question.
Ce qui peut surprendre, c'est que, dans le tuyau fermé, le dernier quart d'onde, compris entre le nœud de l'extrémité fermée et le dernier ventre, a été constamment trouvé un peu plus court que la moitié de la moyenne des autres demi-longueurs d'onde du même son partiel. Leraccourcisseiment n'est pas très sensible, mais cependant trop marqué pour être expliqué par l'iucerlilude de la position du dernier ventre. On admettra dirOcilement, d'une part, que les erreurs d'observation aient été toujours commises dans le même sens; et il est visible, d'autre part, que le dernier ventre se trouve, pour tous les sons partiels étudiés, en position concordante avec celle des autres ventres du même son ; il faudrait d'ailleurs que l'erreur commise dans la détermination du dernier ventre eût été, pour tous les sons, beaucoup plus grande que ne permettent de le supposer les limites des écarts des autres déterminations.
Si, au lieu de faire communiquer l'extrémité libre du tube d'exploration avec l'oreille, on la fait déboucher dans une petite cavité fermée par une capsule manométrique, on peut rendre visibles à l'œil, au moyen d'une flamme, les résultats précédemment obtenus par l'oreille. L'aspect de la flamme ne laisse pas non plus