‹ Quelques expériences d'acoustoqueChapitre 79 sur 86 · PHASES DES VIBRATIONS I^RNDUES VISIBLES · texte numérisé non relu

PHASES DES VIBRATIONS I^RNDUES VISIBLES

qui pénètrent josqu'au centre de la cavité en traversant deux montures hermétiques (c, &). Deux vis microniétriques permettent de les placer de manière que leurs orifices touchent Iqs oestres des deux membranes, qui les ferment comme feraieat des soupapes. Ces deux tubes communiquent avec un bec de gaz à Texte* rieur, où ils conduisent un jet de gaz emprunté au tambour toutes les fois que les membranes laissent les orifices à découvert, en-* semble' ou tour & tour.

Gomme dans les nœuds les deux membranes sont poussées en même temps vers l'intérieur du tambour & chaque compression, et Urées au dehors à chaque dilatation, de sorte que, pendant chaque vibration complète les deux orifices sont simultanément ouverts une fois et fermés une fois, on pouvait s'attendre à voir, dans le miroir tournant, une série de flammes hautes et également espacées. Dans les ventres au contraire, on pouvait s'attendre & voir le nombre des images doublé, puisque, au môme

Fig. s«. Tambonr indicatear dos phases des Tibrations de Tair dans le tayan d'orgue, an moyen

de flammes de gaz.

moment où l'une des membranes vient fermer l'un des orifices, l'autre laisse le second orifice à découvert deux fois pendant une vibration complète. La pression de plusieurs centimètres d'qau, avec laquelle le gaz d'éclairage dans la capsule tend les membranes en dehors, est la cause que cette prévision n'a pu être complètement justifiée par l'expérience, car il s'est trouvé que, dans les nœuds, aux moments où le mouvement des membranes est renversé, la dilatation de Tair ambiant n'a pas assez de force pour les tirer encore plus en dehors et les détacher en même temps des deux orifices où elles restent comme. collées. Mais cette circonstance même fait que les flammes à soupapes deviennent des indicateurs d'une merveilleuse sensibilité pour la détermination directe des nœuds, qui, ainsi que je l'ai dit, ne peut se faire d'une manière très précise ni par l'oreille, ni par les flammes manométriques ordinaires, et encore moins, ajouterai-je, au moyen des membranes libres.

216 VIBRATIONS DE L'aIR DANS LES TUYAUX D'ORGUE.

• Il faut, à Taide des vis uiicrométriques, amener les deux tubes au contact des membranes de telle sorte que le bec de gaz, alimenté par un seul des tubes, ne présente plus qu'un globule bleu, et qu'alimenté par les deux tubes à la fois, il montre une petite flamme bleue à pointe jaune. Cette petite flamme s'allonge déjà visiblement, des deux côtés du nœud, quand le déplacement n'atteint pas encore 0'",003, de sorte que, par exemple, pour le son 6 du tuyau ouvert, j'ai trouvé immédiatement l'intervalle de tous les nœuds égal à 0°',425, valeur identique à la demi-longueur d'onde moyenne déduite de la position des ventres.

Fig. 57. Images des flammes indiquant les différentes phases des vibrations de Tair dans un tuyau d'orgue, d*un nœud jusqu'à un Tentre.

Dans le miroir tournant, cette petite flamme présente, à l'endroit précis du nœud, une ligne lumineuse à peine ondulée, mais dont la sinuosité s'accuse dès qu'on s'écarte un peu du nœud, en même temps qu'on voit apparaître la trace d'une seconde petite onde à côté de la première. Ensuite on voit nattre deux flammes accouplées, de hauteurs inégales, qui peu à peu deviennent égales et unissent par se séparer, de manière qu'elles forment alors une série de flammes également espacées. Lorsqu'on a dépassé le ventre, les mêmes aspects se reproduisent dans l'ordre

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