‹ Quelques expériences d'acoustoqueChapitre 80 sur 86 · PHASES DES VIBRATIONS RENDUES VISIBLES · texte numérisé non relu

PHASES DES VIBRATIONS RENDUES VISIBLES

inverse jusqu'au nœud suivant. Entre deux nœuda, la flamme atteint une hauteur de 0'",03.

Tels sont les phénomènes que Ton observe dans la plupart des cas; mais il arrive aussi, dans le voisinage des ventres, que les flammes, au même endroit, se montrent tantôt de même hauteur, tantôt de hauteur un peu différente, accouplées ou bien séparées, ce qui tient évidemment à Textrème sensibilité de l'appareil, qui est influencé par les plus petites variations de la pression dans la conduite qui fournit le gaz. Cette sensibilité des flammes à soupape n'est nullement gênante pour les expériences, car si l'on remarque qu'au passage d'un nœud la flamme reste plus haute et plus brillante que lorsqu'elle a été réglée, il sufBt de l'amener à l'extrémité du tuyau et de la ramener à la hauteur normale par les vis micrométriques.

Pour que ces expériences réussissent bien, il faut que le tuyau rende un son fort et pur, et qui ne soit pas un des sons partiels trop graves; j'ai obtenu les meilleurs résultats avec les sons situés au-dessus de ïut^.

(Annales de Wiedemann, 1881.)

Harmoiiiqaes et •on« partiels.

Parmi les sons dans lesquels peut être décomposée la masse sonore qui émane d'un corps vibrant, il faut distinguer les harmoniques et les sons partiels. Ces derniers prennent naissance lorsque le corps en question exécute simultanément plusieurs modes de vibration qu'il peut aussi adopter séparément, tandis que les harmoniques sont dus à la décomposition en mouvements pendulaires simples des oscillations imparfaitement pendulaires du môme corps exécutant un seul mode de vibration. Les sons partiels et les harmoniques se distinguent, quant à leur nature, en ce que les harmoniques représentent toujours la série des nombres entiers dans toute sa pureté, tandis que les nombres de vibrations des sons partiels ne font, en réalité, que se rapprocher plus ou moins de leurs valeurs théoriques. Cette différence essen- . tielle entre les deux espèces de sons peut être constatée dans tous les corps sonores, que leurs sons partiels soient anharmoniques, ou théoriquement représentés par des nombres de la série harmonique.

Pour s'assurer de la pureté absolue des intervalles harmoniques des sons dont se compose le timbre des corps exempts de sons partiels, par exemple celui des anches libres, il suffit de désaccorder de la valeur d'un battement deux sons fondamentaux h Tunisson, et de compter les battements des sons supérieurs.

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