‹ Quelques faits et considérations pour servir à l'histoire du magnétisme animalChapitre 3 sur 13 · AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS

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Jx m'étais d’abord proposé d'examiner complètement dans ma thèse la question du magnétisme animal; mais ; envisagée sous ses faces nombreuses et avec tous ses développemens nécessaires , cette question entraîne après elle la matière de plus d’un volume, à moins de la traiter sous la forme aphoristique, forme en général obscure et difficile pour un sujet même vulgaire, impossible pour celui-ci, qui est peu et surtout mal connu. J'ai donc dû renoncer à ma première pensée, et concevoir autrement ma dissertation inaugurale. Elle comprend actuellement le récit naïf de mes premières expériences magnétiques et de la manière dont j’ai été conduit à m'occuper du magnétisme animal; l’histoire détaillée de faits les plus curieux du somnambulisme , et surtout du somnambulisme appliqué au diagnostic et au traitement des maladies; les réflexions particulières et les conclusions générales que je tire de ces faits.

Convalescent d’une maladie chronique trèsgrave, si je n'avais consulté que mes forces, j'aurais dû peut-être me contenter d’accoupler plus ou moins bien sur la pleurésie, la pneumonie, etc., quelques propositions banales, au moyen desquelles on achète à bon marché le bonnet de docteur. J’ai voulu faire preuve de bonne volonté et de courage, et je soumets aux médecins éclairés qui doivent me juger un tra-

vail dont je sens le premier toute l’imperfection, mais qui a le mérite de la nouveauté, et, je puis le dire, celui de la vérité et de la bonne foi. Puissent mes juges l’accueillir avec faveur, et être conduits par lui à tenter eux-mêmes des expériences qui les entraîneront, je n’en doute pas, aux mêmes résultats et aux mêmes croyances!

À mon âge, on a, beaucoup. plus recu des autres qu’on ne leur a encore donné , et le seul sentiment dont-on puisse être fier est celui. de la reconnaissance. Aussi est-ce un besoin pour moi de témoigner publiquement la mienne à tous ceux qui.ont eu quelque part à mon instruction, médicale; mais, parmi les hommes célèbres à qui. je dois le plus, il:m’est doux de citer MM. Andral et Dupuytren ,. dont j'ai suivi les admirables leçons; MM. Boyer, Roux et. Guersent, dont j'ai été l’élève externe; MM. Magendie, Rullier et. Biett, dont j'ai été l’interne; MM. 'elpeau, Louyer- Villermay. et. Marjolin. Quelques-uns d’entre eux ont été pour moinon-seulement des. maîtres éclairés, mais des amisindulgens.

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