C.VROLINE-MATHILDE ET STRUENSKK \ij
prise au chevet d'un enfant qu'elle avait recueilli par charité. Elle est morte au moment ou des aniiia inconnus, Anglais et Danois, avaient ibnné le projet de lui rendre le trône : projet qui n'était pas sans avoir maintes chances de réussir^ car le pauvre Christian VII continuait à regretter, et à appeler de tout son cœur, la compagaiî dont on l'avait séparé, il ne savait pourquoi. Du moins, dans ses intervalles de lucidité, a-t-il toujours aflîrméjusqu'au bout, que Caroline-Mat hildc était innocente ; et c'est ce qu'affirmaient aussi, sans cesse en plus grand nombre, à la cour de Copenhague, à la ville, et dans tout le royaume, ceux qui se rappelaient la grâce, la douceur, leis longues souffrances de la jeune reine. Elie-méniCj pourtant, a signé l'aveu de sa faute ï et il ne paraît pas qu'elle Tait jamais sérieusoiiiunt rétracté. Mais je ne crois pas que perf^oiwie, en présence d'une d^estinée telle que fut la sienne^ puisse s'empêcher d'éprouver le sentiment^ tout chrétien, exprimé autrefois dans ce beau vers de l'un des poètes qu'elle aimait le plus :
Et c'est être innocent que d'être malheureux î