II LES « LIONS )) PROGRESSENT, EUX AUSSI
Cependant, les «- Lions » font de leur côté bonne besogne et mettent à profit la manœuvre protectrice de leurs camarades.
A droite, la marche des deux bataillons qui doivent s'avancer droit sur le canal (tandis que les camarades de gauche aborderont Loivre par le nord) n'a pas été sans incidents.
A 5 h 5 8, deux minutes avant l'heure du départ, on a vu un avion boche survoler notre parallèle de départ.
Angoisse chez tous.
— r II va régler le tir de barrage.
Mais soudain, du fond des nuages, 6n a vu apparaître un Français. Il a piqué droit sur le Boche. Trois salves : tac-tac-tac, tac-tac-tac, tac-tac-tac. Le Boche s'est abattu, tandis que le Français s'enfonçait dans la brume opaque.
A 6h30, malgré la vive fusillade boche, nous occupons leur première tranchée.
Un sergent — le sergent Gauliard — s'empare de deux crapouillots à l'entrée d'une sape et les tourne contre les Boches qui, sortis par l'autre issue, tentent de résister à coups de grenades.
— Le caporal pointait, et moi je tirais la