‹ Quelques inedits d'Octave PirmezChapitre 14 sur 16 · UN COUPLE EN L'AN · texte numérisé non relu

UN COUPLE EN L'AN

N° 29, A côté d'un industriel enrichi et décoré récemment, raide et sec comme un officier dont les moustaches flottent au vent, se sont assises deux femmes laides aux petits yeux stupides nageant dans la chair :

« Depuis que M. Dubois avait été créé chevalier de Léopold pour avoir construit trois machines hydrauliques, M""' et M"' Dubois avaient une passion pour le monde. Il est chevalier; elles sont chevalières... elles se perdent dans cet abîme. »

Dans le n' 40, Octave Pirmez a « croqué » ceux qu'il appelle souvent les accipitres, appliquant aux hommes le nom que les rapaces portent dans les livres de zoologie qu'il étudiait dans sa jeunesse. A gauche de la planche, un vieux au front fuyant, au long nez aquilin, au menton pointu, siège à un bureau et aligne des chiffres; à l'autre extrémité du dessin deux financiers sont assis devant une table : absorbé, l'un fait des comptes ; l'autre, horrifié, semble craindre pour les pièces de monnaie empilées devant lui. Au milieu, quatre personnages groupés deux à deux : ce sont deux hommes d'affaire en robe de chambre; de grosses lunettes chevauchent leur nez et prêtent à l'un un profil d'aigle monstrueux, à l'autre, des airs de hibou. Ils donnent des ordres à leur commis.

V" 56, Mais voici que devant trois visages qu'il vient de dessiner, trois aspects de la bêtise, Pirmez S'écrie : « 0 fortunés sénateurs! hommes triplement heureux! ô gloires de l'arrondissement! »

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