LETTRE A UN PÈRE POUR LE CONSOLER DE LA PERTE D'UN JEUNE ENFANT
Monsieur,
v Le Ciel vient de vous faire subir une grande épreuve, en enlevant à votre affection un enfant dont les vertus candides et les qualités aimables faisaient votre bonheur. Déjà vous fondiez sur lui vos plus belles espérances ; mais Dieu n'avait pas fait ce petit ange pour la terre. Hélas ! peut-être qu'au milieu du monde corrompu, trop faible pour résister, oubliant un moment les conseils de parents religieux3 il aurait tôt ou tard succombé ; il est aujourd'hui à l'abri de toutes ces misé) es et de toutsT ces séductions. Jeune fleur fraiche et pure qui vient d'éclore, il exhale maintenant le doux parfum de son innocence auprès du trône de Dieu. N'est-ce pas le sort que pouvaient le plus désirer pour lui votre amour paternel et votre pèéé£4
LETTRB A UiNT FRERE SUR LA MORT DE SA MERE.
Mon cher frère,
Dieu vient de nous frapper dans ce que nous avions de plus cher dans ce monde ; j'ai à t'annoncer que notre bonne et tendre mère, qui est tombée malade le. . . .est morte ce matin après avoir reçu les sacrements avec la plus grande piété. Elle nous a souvent parlé de toi dans sa maladie et aurait désiré bien ardemment de te voir ayant de mourir pour te faire ses derniers souhaits. Il nous reste, cher frère, un devoir bien doux à remplir, qui seul peut nous soutenir dans la vive douleur que cette mort a produite dans nos cœurs, c'est d'adresser au Ciel de ferventes prières pour le repos de l'âme de celle qui nous a tant aimés ; c'est pour nous un devoir sacré et que nous commande la reconnaissance,
Je demeure pour toujours,
Ta sœur inconsolable,
Eugénie !