LETTRE A UN AMI QUI NOUS OUBLIE
Mon cher ami,
Je ne saurais vous témoigner combien votre indifférence m'est pénible ; vous m'aviez habitué à votre amitié ; et ce serait avec beaucoup de peine que je me verrais obligé d'y renoncer. J'ai cependant une eon~
solution, c'est que je crois n'avoir rien fait qui ait pu vous déplaire, et si le contraire existe, c'est tout à fait à mon insu : vetiïflez donc m^instruire. Au surplus, j'aime à croire que je suis clans l'erreur ; -une cause que je ne puis deviner vous a sans doute empêché de nf écrire, et, au rn.om.ent où je vous adresse mes plaintes amicales, peut-être une de vos lettres est en chemin pour m'expliquer votre silence. Dans cet espoir, je suis comme toujours^ votre tout dévoué,