‹ Quelques lecons sur l'art epistolaire et la politesse, accompagnees de formules de comptes et de petits actes civils, a lusage des ecoles primaires superieuresChapitre 17 sur 47 · RÉPONSE · texte numérisé non relu

RÉPONSE

Mon cher ami,

Vous m^accusez de paresse et cïè ■■négligence, et c^est bien injustement. Vous prétendez que je vous oublie, tandis que je pense continuellement à vous. Il est vrai que j'ai tardé à vous répondre ; mais des occupations multipliées ne nr'ont point permis de le faire plus tôt. Je profite maintenant de mon premier moment de loisir pour m'entretenir avec un ami dont je fais et dont je ferai toujours beaucoup de cas. Je vous remercie infiniment de l'intérêt que vous me témoignez. Soyez persuadé que, de mon côté, je m'intéresse très-vivement à votre situation. Aussi, vous ne sauriez croire combien je souffre de votre absence. Je désirerais extrêmement que quelque circonstance vous rapprochât pour pouvoir vous assurer, mieux que par écrit, jusqu'à quel point je Vous suis attaché ; mais, de loin comme de près, soyez pleinement convaincu que j'aurai toujours pour vous la même affection. Je compte également sur la votre. Adieu, portez-vous bien. Cessez de m'en vouloir, puisque je vous ai donné de bonnes raisons de mon silence ; ne soyez plus désormais si prompt à me condamner. J'attends une de vos lettres avec la plus vive impatience : puissé-je y trouver mon pardon, et l'assurance que je possède toujours la même place dans votre cœur. Adieu.

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