LETTRE DE MAD. DE SÉVIGNÉ A M. DE COULANGÉS
Mon cher Coulanges, héJas! vous avez la goutte au pied, au coude, au genou ; cette douleur n'aura pas grand chemin à faire pour tenir toute votre petite personne. Quoi ! vous criez ! vous vous plaignez ! vous ne dormez plus ! vous ne mangez plus ! vous ne buvez plus ! vous ne chantez plus ! vous ne riez plus ! Quoi ! la joie et vous, ce n'est plus la même chose 1 Cette pensée me fait pleurer: mais, pendant que je pleure, vous êtes guéri : je l'espère et je le souhaite.