‹ Quelques lecons sur l'art epistolaire et la politesse, accompagnees de formules de comptes et de petits actes civils, a lusage des ecoles primaires superieuresChapitre 20 sur 47 · LETTRE D'UN ENFANT QUI VIENT D'ENTRER EN PENSION · texte numérisé non relu

LETTRE D'UN ENFANT QUI VIENT D'ENTRER EN PENSION

Mes chers parents,

Je vous remercie mille fois de m'avoir placé dans une si bonne pension ; j'y suis vraiment

heureux. Je ne pouvais penser à notre séparation saris me désoler, parce qu'il me semblait que je ne pourrais vivre sans vous. Je me disais: lorsque je serai malade, que je souffrirai, maman ne sera plus là pour me soigner; mes sœurs ne pourront plus me prodiguer leurs services, elles, si bonnes ! si douces ! que je les aime depuis que je ne les Vois plus ! Je n'oublie pas mon cher père ; il me semble encore le voir sourir à mes caresses et à mes jeux ; mais je ne veux pas vous attendrir, je vous connais si sensibles ! Je me trouve beaucoup mieux en pension que je ne m'y attendais; mes maîtres sont bons, ils m'aiment bien et sont contents dé moi; et, pour votre consolation, je vous dirai que j'ai obtenu de bonnes places dans mes compositions. J'espère Çue vous viendrez me voir bientôt ; songez qu'il y a déjà tleux grands mois que je suis séparé de vous et de la famille*

Lettre à un ami qui n'a pas fait une visite qu'il avait promise.

Cher ami,

Si je ne savais que c'est le beâii jpays de la Touraine qui t'a donné le jour, j'aurais dit que tu es né sur le bord de la Garonne, parce que tu m'as fait un petit tour de gascon. Quoi ! tu m'avais si bien promis de venir me voir; je t'attends jusqu'à midi, jusqu'au soir^ jusqu'au lendemain, enfin, et puis, bernique ! pas plus d'Alphonse que sur ma main. Oh ! bien certainement, je ne të pardonnerai ce manque de parole que lorsque tu auras amplement réparé ta faute i Marque-moi au plus vite quel jour il faudra t'attendre, mais non en vain, comme hier*

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