Voir Documents, n" XXVII
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leur, rorigiiie divine et lautoiilé infaillible de l'Église, lorigine divine des sacrements.
Vous pensez bien que je ne veux pas entrer en controverse avec MgrAmctte et son «Conseil de vigilance ». Au fond, dans mes derniers écrits, je suis resté sur la même ligne que dans les précédents; j'ai voulu établir surtout la position historique des questions, et subsidiairement la nécessité de réformer plus ou moins les concepts traditionnels. Dans les Éimngiles synoptiques, je ne traite aucun point de théologie. On pourrait m' accuser d'avoir nié implicitement les faits matériels de la conception virginale et de la résurrection du Christ: mais l'ordonnance de l'Archevêque n'y fait pas la moindre allusion.
En ce qui concerne la divinité de Jésus-Christ, je n'ai rien dit qui ne s'accorde avec les vues émises dans la quatrième lettre à^ Autour d'un petit livre. Si j'avais à discuter de nouveau le sujet, j'insisterais davantage sur l'insuffisance de la formule dogmatique, sur l'équivoque impliquée dans l'idée de personnalité, quand on veut l'étendre, dans le même sens, à Dieu et à 1 homme, enfin sur la part de symbolisme que renferme la donnée théologique, le rapport général de l'humanité avec Dieu étant figuré dans le rapport spécial qui est affirmé entre Dieu et le Christ.
Je suppose que vous ne faites pas attention à ce que l'on commence à raconter ici et là dans les journaux. L'expression authentique de mes opinions est dans mes livres, pas ailleurs.
Geffonds, le 17 février 1908.
Au même.
Je viens de recevoir une nouvelle lettre de Mgr Herscher. L'Évêque de Langres me communique une suprême sommation du Saint-Siège, exigeant toujours une soumission sans réserve, sous peine d'excommunication nominative, dans les dix jours, sans autre avis l. La lettre de Mgr Herscher est irréprochable. Malheureusement je ne puis lui répondre quen me référant à celle que je lui ai écrite le mois dernier.
LÉvcque de Langres a condamné mes livres, le j-j février, à peu près dans la même forme que r Archevêque de Paris.
CelTonds, le 22 février 1908.