‹ Quelques Modifications Physiologiques Dans Le Décubitus LatéralChapitre 13 sur 24 · Porain, loc. cut · texte numérisé non relu

Porain, loc. cut

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deux pressions est ce qu’il a constaté dans tous les cas où il a fait cette recherche. » |

Etudiant la pression à la temporale, il avait remar ‘qué que, dans la position verticale, elle est inférieure à ’ : la radiale, alors qu’elle lui devient à peu près égale PACE . dans la position horizontale. Cette pression augmente 1 encore si le sujet étant dans la position horizontale,

on élève les membres inférieurs.

Plus récemment M. Gallavardin (1) a examiné, simul- Hu tanément avec deux brassards, la pression à la radiale et:

à la tibiale postérieure ; il a constaté un écart entre ces.

pion variant avec la position respective du bras et ‘de la jambe. « Dans la situation horizontale, dit-il, la. du pression est exactement la, même à 2 millimètres près, PA ‘alors que dans les autres situations, (verticale en L, la

tête -en bas), l’écart peut monter

à 90, 70, et même 80 millimètres de Hg. »Et,comme Potain, il fait remar- ! quer que « ces écarts considérables sont toujours l’équi- . valent (à 1 ou 2 millimètres près) de la hauteur de la!

colonne liquide séparant les deux brassards et calculée en millimètres de Hg. »

Il est fort probable que c’est à ces mêmes conditions, qui régissent l’hydraulique circulatoire, que l’on doit attribuer les écarts que nous avons observés entre le bras supérieur et le bras inférieur dans le décubitus latéral. Il y a, én effet, une différence de niveau, variable suivant la corpulence des divers individus, entre la

radiale du bras supérieur et la radiale du bras infé-

1; GALLAvARDIN, loc, cit,

» rieur : rien d'étonnant, par suite, à ce qu’il y ait égale- LS ment une différence de pression, et que la plus forte - pression soit à la radiale située au niveau le plus bas. ï

Plus difficiles à expliquer sont les cas dans lesquels Dre

l'écart entre les pressions est de sens contraire, c’està-dire les cas où la pression est plus forte au bras supé-

rieur. Peut-être faut-il attribuer ces résultats à une posi-

tion défectueuse du sujet couché sur le bras inférieur et FE en comprimant les artères par son poids ? Dans ce cas on

s’expliquerait qu’en aval de la compression, l’ondée san-

guine soit moins intense et la pression artérielle plus faible. Nous devons dire cependant que nous avons pris soin dans chaque examen de faire placer tous les sujets dans les mêmes positions. Nous ferons remarquer d’ail-

leurs que, dans la plupart de ces cas, la pression minima

reste plus basse pour le bras inférieur : faudrait-il admet-

tre qu'elle subit moins l’influence de la compression, ou

que celle-ci n’est plus assez forte pour empêcher les va- A riations de la tension minima ? Une constatation s’impose cependant, sur Jaquelle nous avons insisté plusieurs fois : les cas où la pression est plus faible au bras inférieur se rencontrent exclusivement dans le décubitus latéral gauche. Dans cette position, également, nous avons eu l’occasion de signaler que l'écart entre les tensions des deux radiales est plus faible que du côté droit: ne faudrait- # il pas faire intervenir l’action même du décubitus, cau-

sant une gêne pour le cœur, et contre-balançant ainsi,

en quelque sorte, l’action de la pesanteur,en diminuant

plus particulièrement la tension du bras gauche infé-

rieur ? On s’expliquerait ainsi les différences moindres

RER Hs des deux tensions dans ce décubitus latéral gauche et aussi entre les deux tensions du bras gauche suivant qu'il est. à un niveau plus ou moins élevé dans le décu-. bitus latéral. |

Comment faut-il interpréter le grand nombre de cas que nous avons signalés où la pression artérielle n’est pas plus forte dans le décubitus horizontal que dans la position assise, contrairement à ce qu'avait constaté Potain? Nous ferons remarquer, tout d’abord, que la pression dans la position horizontale à été prise après la pression dans la position assise : or tous les observateurs ont pu se rendre Compte que, si on prend la pression en série sur un même sujet, en ayant soin toutefois de ramener, après chaque mensuration, la pression du brassard à 0 centimètre de Hg., cette pression baisse généralement dans les examens successifs. M. Gallavardin (1) a noté après des études de ce genre, que la « chute de la Pression ne porte en général que sur 4 à 8 millimètres de Hg. ; parfois, cependant, on la voit descendre en un quart ou demi-heure de près de 1 cm. 1/2 à 2 centimètres Hg ». Il est donc possible que, dans le Cas qui font exception à la règle qui se dégage des constatations de Potain, la pression ait diminué sur le décubitus horizontal et se soit trouvée par suile juste égale, ou mème parfois inférieure à la pression dans la position assise. Pour éviler tout autre cause de variation de la pression artérielle (et on sait qu'il y

en à un grand nombre), nous avons pris les tensionsen

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