DÉDICACE IX
sans lumière, dans une plus sombre crise que celle qui suivit la chute de l'Empire romain : pas même alors nous n'aurions le droit de perdre confiance ni de douter de l'immortelle garantie du Christ. Notre Église est divine, et donc elle ne meurt pas. Si dans ses membres, que nous sommes, elle est sujette aux défaillances, aux torpeurs et aux régressions, elle garde en son Chef divin le principe qui toujours l'empêche de tomber trop bas et toujours lui permet de remonter très haut. Rien ne demeure inutile de ce qu'on fait pour elle et avec le Christ. Efforts et sacrifices, même lorsqu'ils paraissent vains, sont assurés du succès futur; ils puisent dans le motif dont ils s'inspirent une infaillible efficacité. Il ne dépend point de nous de renouveler la face du monde; mais de nous il dépend d'élever, de transformer en mieux la portion de monde où nous vivons, nous-mêmes les premiers et ceux qui nous approchent, ceux qui nous lisent ou nous entendent, ceux que nous aimons, ceux qui nous aiment, toutes les âmes enfin, qui, voisines de la nôtre, en reçoivent les vibrations et les transmettent, par ondes spirituelles, à des multitudes peutêtre innombrables.