Quelques Mots De Réponse A Un Article Publié Dans Le Dictionnaire De Botanique de M. H. Baillon
M. Des Cloizeaux m’a dit depuis avoir été informé que plusieurs de ses voisins, éprouvés par la même maladie, avaient drainé le sol ou creusé autour des arbres des tranchées profondes. Le mal avait diminué à la suite de ces opérations et les Pommiers pourraient être sauvés.
On voit par là comment les données théoriques obtenues dans le laboratoire peuvent tout à coup éclairer la pratique agricole.
M. Duchartre donne lecture de la note suivante :
DE BOTANIQUE de M. H. Bâillon, par U. P. DUCHARTRE.
Quoiqu’il soit toujours délicat de parler de soi, la Société me permettra, je l’espère, de le faire une fois par exception devant elle, afin de rétablir la vérité d’un fait scientifique altéré trop profondément pour que je croie pouvoir garder à cet égard le silence dont je m’étais fait une loi jusqu’alors.
Ouvrant, il y a quelques jours, le onzième fascicule du Dictionnaire de Botanique , publié par M. H. Bâillon, je suis tombé par hasard sur un article intitulé : « Fonction chlorophyllienne » et signé de l’initiale L., dont le premier alinéa est conçu dans les termes suivants (p. 16 du 11° fasc.).
« Le rôle accompli par les corps chlorophylliens dans la vie des végé- » taux a reçu bien des noms différents. On admettait autrefois que, grâce » à ces corps, les végétaux verts respiraient différemment que les végétaux » incolores et les animaux, et l’on désignait sous le nom de respiration » végétale la fonction accomplie par les corps chlorophylliens. Quoique » cette manière de voir soit depuis longtemps abandonnée par tous les » physiologistes, on trouve encore dans la dernière édition des Éléments » de Botanique de M. Duchartre, à la date de 1877, le rôle des corpusi» cules chlorophylliens étudié sous le titre de Respiration diurne des » végétaux... > On lit plus loin, à la page 17, première colonne du même article, les lignes suivantes : « Ayant ensuite vérifié les observations » d’Ingenhousz, relativement à la différence de nature du gaz éliminé par > les parties vertes à l’obscurité et à la lumière, on admit chez les végé- » taux pourvus de corps chlorophylliens deux respirations : l’une diurne, » absorption d’acide carbonique et élimination d’oxvgène ; l’autre noc- » turne, absorption d’oxygène et élimination d’acide carbonique. C’est « cette erreur que M. Duchartre enseigne encore de nos jours. »
Je regrette d’être obligé de le dire, mais toutes les imputations me