‹ Quelques Mots De Réponse A Un Article Publié Dans Le Dictionnaire De Botanique de M. H. BaillonChapitre 2 sur 4 · SÉANCE DU 28 NOVEMBRE · texte numérisé non relu

SÉANCE DU 28 NOVEMBRE

concernant dans les lignes que je viens de rapporter, sont absolument le

contraire de la vérité, tant sous le rapport des mots que sous celui des faits.

4° Quant aux mots, l’auteur à qui j’ai l’honneur de répondre affirme, en premier lieu, que le rôle des corpuscules chlorophylliens est étudié, dans la deuxième édition de mes Éléments , « sous le titre de Respiration diurne des végétaux » ; en second lieu, que j’enseigne, dans le même ouvrage, la division des phénomènes dits respiratoires dans les plantes en respiration diurne et respiration nocturne. L’une de ces assertions n’est pas plus exacte que l’autre : nulle part dans mon livre ne se trouvent les mots Respiration diurne des végétaux donnés comme titre, ni à un chapitre, ni même à un simple alinéa. D’un autre côté, nulle part, dans le même livre, on ne voit adoptée la division des phénomènes dont il s’agit en respiration diurne et en respiration nocturne ; au contraire, après avoir rappelé cette division, au point de vue historique qui, si je ne me trompe, a bien son intérêt, dans un ouvrage destiné à l’instruction, j’ajoute (p. 848) : « expressions qu’il y a lieu d’abandonner ». Il me sera peut-être permis de rappeler que déjà dans la première édition de mes Éléments, dont la publication remonte à 4867, je m’étais exprimé en termes analogues.

2° Au point de vue des faits, les imputations qui ont trouvé place dans le Dictionnaire de Botanique de M. H. Bâillon ne sont pas plus basées sur la réalité que celles qui ont pour objet les simples expressions. Jugeant avantageux pour l’enseignement méthodique de réunir en un seul chapitre l’histoire entière des relations qui existent entre les plantes et l’atmosphère, j’ai cru pouvoir, à l’exemple de beaucoup de physiologistes, conserver à ce chapitre la rubrique générale de Respiration, mais en avertissant du sens large que je laissais à ce mot, qui, ainsi compris, disais-je

dès le début (p. 847), « indique plutôt un ensemble de phénomènes qu’un phénomène unique ». Exposant l’état actuel de la science à cet égard, j’ai indiqué avec soin, et en les opposant toujours l’un à l’autre, d’un côté le grand fait général, auquel j’ai donné la qualification assez significative, à mon sens, de Respiration générale, « parce qu’il appartient, » ai-je dit, à tous les organes de la plante sans exception, même aux » feuilles, surtout en l’absence de la lumière solaire »,eten vertu duquel la plante « non-seulement ne décompose pas le gaz acide, mais encore

en opère une expiration en même temps qu’une inspiration d’oxygène » ; d’un autre côté, le fait particulier, désigné par moi sous le nom de respiration chlorophyllienne, parce qu’il est propre à la chlorophylle, fait spécial qui concourt à la nutrition du végétal et par suite à son accroissement. Ainsi j’ai dit (p. 848) : « Les organes dont les cellules ne contien-

* nent pas de chlorophylle ne peuvent décomposer l’acide carbonique, ni

* par conséquent concourir à l’accroissement du végétal. » J’ai examiné,

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