TsHe était rorganisation primitive de Port-Royal
maître et sa tf oupe à^ um peu aombieuâe. Les pemioimafas «ds Suisse, tels que ÏXBpSér tes a populwiBés, sont le modèle de ee gienre d'édocatiofi i moitié publkiiie, à moitié privée.
Si ucms montons encore d'un degré , nous arrivons aux externate onnprenant de 15 à 8D élèves. Tels étaient la plupart des collèges qui existaient en France airaat la Révolution ^ J^es persondaefi pieuses avaient établi un ^rertain nombire de bourses pour des étudiants pauvres, ejt autour des boursiers étaient venue; se grouper des jeunes gens payant pensioa. Rollin, qui a longtemps dirigé un collège de ce genre, n'ose prendre sur lui de reconunander l'éducation qu'on y trouve. Jamais il n'a voulu là-deçsus donner de conseils aux parents, se contentant de s'appliquer avec le plus de soin qu'il lui était possible à l'instruction des jeunes gens que la divine Providence lui adressait. Et cependant nous sommes encore loin de nos internats d'aujourd'hui. Le régent^ qui est le professeur en même temps que le maître d'étude, passe sa vie au milieu des pensionnaires. Le principal a encore le loisir « de s'entretenir avec les élèves, pour leur apprendre à se connaître eux-mêmes, à découvrir leurs défauts, à
1. U serait plus joste êB dire «raat 1764: ^ea réunit à celte époque au collège Louis-le-Grand 28 collèges de Paris.
chercher les moyens de s'en corriger et à lui venir rendre xompte de temps en temps du profit qu'ils auront fait de ses avis. » Malgré cela RoUin engage les parents « à bien examiner devant Dieu quel parti ils doiveht prendre, à balancer équitablement les avantages et les inconvénients qui se rencontrent de part et d'autre, à ne se déterminer dans une délibération si importante que par des motifs de religion*, et surtout à faire un choix de maîtres et de collèges, supposé qu'ils prennent ce parti, qui puisse , sinon dissiper entièrement, du moins diminuer leurs justes craintes ^.»
De tels établissements peuvent avoir, sous la direction d'hommes éminents, des moments de splendeur, surtout s'ils ont été fondés sous l'impulsion de quelque idée nouvelle, soit religieuse, soit morale, soit pédagogique. On peut citer comme exemple Çort;^;Rojal\ le collège de Beauvais sous la direction de RpUin, la pension de Salzm ann à Schnepfenthal. Mais quand l'existence de ces maisons se prolonge, la décadence, en général, ne se fait pas attendre. On songe involontairement à
1 . Le plus grand avantage que Hollin trouve à l'éducation publique, c'est qu'on y apprend à fond, mieux qu'on ne pourrait le faire dans les familles, les vérités de la religion.