‹ Quelques mots sur l'instruction publique en FranceChapitre 28 sur 43 · Traité des études. Livre VIII, chapitre · texte numérisé non relu

Traité des études. Livre VIII, chapitre

3. Le nombre des pensionnaires, à Port-Royal, n'a jamais dépassé cinquante à la fois.

ce9 hôpitaux que les Américains brûlent après quelques années d'usage.

Nous arrivons enfin aux grands internats, comm ejes jésuites le s ont conçus^ organisés et transmis, par l'intermédiaire du collège Louis-le- 24 jl Grand, .à l'Université impériale. On ne peut nier que les Pères n'aient déployé, dans le gouvernement de ces populations d'enfants, une habileté et une finesse extraordinaires. Mais ils tenaient les âmes en même temps que les corps. Napo- » léon crut pouvoir recommencer au profit de l'État, et sur tous les points de la France, le même miracle d'adresse : les lycées qu'il fonda devaient contenir chacun au moins deux cents internes *. Six mille quatre cents élèves devaient y être entretenus aux frais de la nation. C'est cet héritage d'internes que TUniversité traîne aujourd'hui après elle : en 1865, sur 32 000 élèves de nos lycées, 18 000 étaient pensionnaires.

Soit que le temps, qui accroît toua les ans le nombre des générations qui ont traversé nos collèges, ait fini par ébranler nos préjugés, soit que les déceptions politiques nous aient rendus moins satisfaits de nos institutions, l'internat ne jouit plus aujourd'hui de la considération sans mélange qu'il possédait il y a trente-cinq ans.

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