‹ Quelques Mots Sur La Fécondation Chez La VallisnérieChapitre 4 sur 4 · SÉANCE DU 27 AVRIL · texte numérisé non relu

SÉANCE DU 27 AVRIL

différentes de celles des pollens ordinaires. D’ailleurs, s’il est vrai que la gaine qui renferme à la fois les fleurs mâles et femelles des Zostera, soit suffisamment close pour contenir une petite atmosphère due à une sécrétion d’air par la feuille; s’il est également vrai que, comme l’a dit Cosentino, chaque groupe d’organes reproducteurs du Posidonia soit recouvert d’une sorte de voûte mucilagineuse, on peut, à l’exemple de plusieurs physiologistes, rapprocher la fécondation chez ces deux genres de celle des plantes ordinaires. Mais le problème devient, je crois, plus compliqué, et même à peu près insoluble pour les genres dioïques, surtout pour les Thalassia et les Cymodocea qui vivent fixés au fond des mers. Ici, des observations suivies pourraient seules révéler la marche nécessairement exceptionnelle que suit la nature ; et cependant, il n’est guère permis d’espérer de pareilles observations pour des végétaux dont la seule recherche est déjà entourée des plus grandes difficultés. Il existe donc là une lacune regrettable dans nos connaissances sur la fécondation dans le règne végétal; et malheureusement cette lacune ne pourra être remplie sans un de ces hasards heureux qui viennent quelquefois fournir à l’improviste une solution inespérée aux questions les plus délicates et les plus ardues.

31. J. Gay ajoute que l’on peut citer encore les Zanichellia au nombre des plantes dont la fécondation s’opère sous l’eau.

M. Moquin-Tandon rapporte que dans le canal du Languedoc et dans les bassins du jardin botanique de Toulouse, il a vu ilotter à la surface de l’eau, non-seulement des fleurs mâles entières de Valhs neria , mais aussi des étamines et des enveloppes llorales détachées. Les deux interprétations indiquées par M. Duehartre pourraient donc être, l’une et l’autre, conformes à la vérité.

31. Chatin fait passer sous les yeux de la Société, dans des tubes de verre, des fleurs mâles de ValUsneria , qui viennent de s’élever à la surface de l’eau, et dont plusieurs n’ont encore ouvert ni leurs anthères, ni leur calice. II ajoute les observations suivantes :

SUR LES FLEURS MALES DU VALUSNERIA SPIRALIS, L., par M. AI). CHATIN.

3Ieyen a avancé, en s’appuyant des observations de Nuttall, de Barbiéri et des siennes propres, que pour féconder les fleurs femelles du 1 allisneria spù'alis, ce sont les grains de pollen seuls, et non les Heurs mâles tout entières qui se sépareraient de la plante mère, et viendraient flotter à la surface des eaux. Notre savant collègue, M. Duehartre, ayant rappelé l’opinion de 3Ieycn, et l’ayant présentée comme digne d’examen, je me suis joint à M. Moquin-Tandon pour affirmer, d’après les faits dont je venais d’être

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