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vraiment grandioses, toutes absolument réussies, et de très nombreuses et instructives visites d'établissements industriels, des séances techniques, où étaient produits d'importants travaux et où avaient lieu, malheureusement dans un temps trop court, — comme dans maints autres congrès, — d’intéressantes discussions.
Dans ces lignes rapides, qui n'ont rien d’un véritable compte-rendu, nous n’entrerons pas dans le détail, pas même dans la simple énumération des travaux présentés, nous nous contenterons de dire quelques mots d’une question qui n’a cessé de nous préoccuper depuis près d’un quart de siècle et sur laquelle des aperçus nouveaux ont été produits au Congrès de Dusseldorf : la question du danger des poussières dans les mines de houille.
Cette question a été traitée notamment par M. Garforth, d'Angleterre, M. Taffanel, de France, et M. Meissner, d'Allemagne.
Le danger des poussières n’a plus besoin aujourd’hui d’être démontré. Des faits nouveaux, indiscutables, survenus dans les mines, sont venus trop souvent s'ajouter à ceux précédemment constatés et prouver de plus en plus la réalité de ce danger sur lequel on a, trop souvent, voulu fermer les yeux.
Nous rappellerons, pour la Belgique, parmi ces faits récents, la catastrophe du 19 janvier 1908 au charbonnage du Couchant du Flénu, où dix ouvriers ont perdu la vie, et l'accident, moins grave (deux ouvriers brûlés mortellement) mais plus caractéristique encore, survenu peu après, le 29 février 1908 au charbonnage de Ghlin. Ce dernier accident est, on se le rappellera (1), survenu dans une mine
(1) Voir Les Accidents du grisou (WaTTEYNE et BREYRE). — Ann. des Mines de Belgique, t. XV, 2e livr.