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consacrée à la question des poussières n’avait pas été trop chargée et si M. Meissner n'avait pas pris l'initiative de les. rappeler lui-même dans la dite séance, signalant en même temps les excellents résultats obtenus en Belgique dans la lutte contre le grisou et les poussières et contre les accidents en général.
Les résultats acquis, et démontrés par la statistique des accidents (1), sont en effet des plus encourageants, vu l’absence jusqu'ici de tout mécompte à l’égard de nos explosifs de sûreté et le record mondial de sécurité que nous avons l'honneur de détenir sous le rapport des accidents miniers en général.
Nous savons cependant bien que notre tâche n’est pas terminée : après avoir été « au plus pressé », il nous reste, parmi les nombreux devoirs qui s'imposent encore à nos efforts, à décomposer les éléments du problème dont nous avons tout d’abord recherché la solution globale et à indiquer ainsi dans quelles voies de nouveaux. progrès sont à réaliser. |
Mais ce faisant, 1l importe de procéder avec la plus extrême prudence. Des théories hâtives, assises sur des bases imcomplètement établies, des synthèses d'éléments insuffisamment analysés sont des plus dangereuses, car toutes séduisantes qu’elles soient, et à cause de cela même, elles peuvent conduire à des résultats erronés, susceptibles de compromettre la sécurité de la mine et d'amener une solution à rebours du haut problème humanitaire que l’on prétend résoudre.
Disons, en terminant, que les trois catégories de moyens que nous avons esquissées, d’une façon bien incomplète, ne s’excluent en aucune façon et peuvent même, dans bien des
(1) Voir Les accidents du grisou (WaTTEynE et BREYRE). — Annales des Mines de Belgique, t. XV, 2me liv.
eo
cas, se superposer pour le plus grand bien de la sécurité des ouvriers.
Nous ferons remarquer une fois de plus qu'aucun moyen
n’est infaillible : la moindre négligence de fabrication peut transformer un explosif dit de sûreté en un agent très dangereux ; l’arrosage le plus complet peut être en défaut quelque jour et la poussière dangereuse peut se manifester inopinément, causant des catastrophes ; l’imprégnation des fronts de taille peut ne pas toujours, même dans une couche où elle a été reconnue efficace, empêcher la production des poussières inflammables ; enfin, la schistification n’a encore fait ses preuves qu’à l’échelle nécessairement réduite d’une galerie d'expériences même de grandes dimensions relatives.
L’imperfection de tous ces moyens pris isolément conduit à la nécessité, si l’on veut écarter, dans la mesure du possible, le danger dont nous nous occupons ici, de ne pas se fier absolument à l'efficacité de l’un d’eux. Pour autant
que le permettent Les conditions de la pratique, il convient ::
1° d'éviter la production de la poussière ; 2° de rendre
celle-ci non dangereuse s’il s’en produit quand même ;
3° d'éviter toute cause d’inflammation ; 4° enfin, prévoyant qu'un accident peut quand même se produire, d'isoler autant que possible l’un de l’autre les chantiers, en vue de limiter les conséquences des accidents.
Bruxelles, juillet 1910.
Gaylord Bros.
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Syracuse, N. Y.