‹ Quelques mots sur la question des poussières au Congrès de Dusseldorf 1910Chapitre 5 sur 6 · DENT · texte numérisé non relu

DENT

C'est donc dans ce sens que nous avons travaillé à Frameries, recherchant tout d’abord les moyens d’apphcation immédiate de préserver la vie de nos ouvriers mineurs, au risque d’encourir le reproche, qu’on n’a d’ailleurs pas manqué de nous faire plus ou moins directement, de ne pas employer la méthode « scientifique ».

Procédant, comme nous l’avions fait pour le grisou, par la recherche des moyens propres à empêcher toute inflammation initiale : emploi de lampes d’un degré de sûreté supérieur et, surtout, d’explosifs les plus sûrs, ou, si l’on veut, les moins dangereux, nous avons étudié, par de nouvelles expériences, les moyens «de prévenir aussi le déclenchement d’une explosion de poussières.

La cause d’une telle explosion étant, dans l'immense majorité du cas, l'emploi des explosifs, nous avons recherché quels sont, parmi Ces auxiliaires, dangereux mais indispensables, les moins susceptibles d'allumer ou le grisou ou les poussières, s'ils sont employés dans des conditions convenables.

Ces explosifs, nous les avons déterminés par des expériences multipliées et exécutées avec tout le soin possible et nous avons indiqué les conditions de leur emploi en précisant les charges limites.

Ge sont les explosifs que nous avons dénommés $S. G. P. (de Sûreté vis-à-vis du Grisou et des Poussières) et dont l'emploi exclusif est dès à présent, en attendant que notre Réglementation soit complétée, prescrit dans les cas nombreux de dérogations aux prescriptions très rigoureuses du règlement actuel.

Comme nous avions déjà précédemment fait connaître (au Congrès de Londres) et publié nos travaux à ce sujet, nous n’en n'avons pas fait l’objet d’une nouvelle communication au Congrès de Dusseldorf. Nous nous réservions toutefois de les rappeler très succinctement, si la séance

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