‹ Quelques notes pour servir pendant la présente élection aux électeurs du comté de Bellechasse [microforme]Chapitre 10 sur 19 · LES $200 PIASTRES · texte numérisé non relu

LES $200 PIASTRES

On m'accuse d’avoir donné $200 à la paroisse de St.-Grervais, pour aplanir certaines côtes, et cette accusation à été portée par M. Bernatchez, en Chambre, et par M. Charles Langelier, a l'assemblée de St. Nérée.

La lettre suivante parle d'elle-même et se passe de commentaires.

St. Gervais, 28 septembre 1886.

AT. N. Faucher de St. Maurice, Québec.

Mon cher Monsieur,

Ï1 paraît que vos adversaires vous reprochent, d'avoir, à ma demande et à la réquisition de plusieurs colons des paroïsses en arrière d'ici, fait allouer $200.00, pour détourner ane côte qui était presqu'impassable aux voyageurs, et aussi pour réparer les plus mauvais endroits de la route qui est la seule sortie des colons de St. Magloire, de Buckland, de St. Damien et de Mailloux. Ces pauvres gens avaient souvent fait Ges plaintes, et c’est à leur demande que je me suis adressé à vous pour nous venir en aide pour faire une côte facile et réparer les plus mauvais endroits.

Pour tous ceux qui comprennent la misère des pauvres colons, qui ont douze à quinze lieues pour aller aux chars où à Québec, vous n'avez qu’à recevoir nos remerciements pour l'aide que vous nous avez obtenu. Je pense que le meilleur moyen d'avoir des colons et de les garder sur leurs terres, cæ serait de leur donner un bon chemin, pour communiquer

avec les autres. Si le gouvernement prenait cette politique, il ferait un bien immense à la colonisation.

Je vous autorise à vous servir de cette lettre ; et si vos adversaires n'ont que cela à vous reprocher, ils montrent ‘qu’ils ne.connaissent pas beaucoup la misère des colons, et

qu'ils seraient peu qualifiés pour nous aider dans l’œu vre de la colonisation.

Je demeure avec considération, 0 À

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