‹ Quelques notes pour servir pendant la présente élection aux électeurs du comté de Bellechasse [microforme]Chapitre 12 sur 19 · REMISE DES ARRÉRAGES D'INTÉRÊT · texte numérisé non relu

REMISE DES ARRÉRAGES D'INTÉRÊT

La correspondance suivante expliquera aux colons la ligne de conduite que j'ai tenu sur cette grave question.

; Québec, 25 juin 1888.

À l'Honorable M. LyNcH, Commissaire des Terres de la Couronne,

Québec.

Monsieur le ministre, |

J'ai l’aonneur de représentèr un comté qui compte beaucoup de colons pleins d'énergie, de bonne volonté, mais qui ont a lutter contre la pauvreté. Depuis quelques années, la pluie, la grêle, les inondations ont contribué à amoindrir leurs ressources en faisant manquer leurs récoltes. Les pluies de cette année, empêchent de faire des aballis et certes pour les braves cultivateurs de Mailloux, de Saint-Magloirs, de Saint-Damien, d'Armagh, de Buckland, de Saint-Lazare et autres endroits du Comté de Bellechasse, la perspective n'es pas belle. |

C'est au milieu de ces malheurs qui les frappent que plusieurs d’entre eux viennent de recevoir de vous, Monsieur le Ministre, la lettre suivante :

DÉPARTEMENT DES TERRES DE LA COURONNE

: Québec, ler mai 1888.

Monsieur,

Si vous désirez profiter de la remise offerte, d'après l'avis de ce Département du 20 décembre dernier, et éviter les frais d’une poursuite après le 25 Juin prochain, vous devrez payer avant cette date le montant que vous devez au Gouvernement :

Capital échu...............…..

Arrérages de rentes ou d'intérêts moins 25% si vous payez avant le 25 Juin 1888.

Signé, W. W. LyNcuH, Commissaire.

Je n’ai pas besoin de vous dire, M. le Ministre, que cette lettre a jeté la consternation parmi les pauvres colons de Bellechasse. Ils ont la bonne volonté, mais le reste leur manque, Je viens en leur nom vous demander de faire remise des intérêts à tous ceux qui rembourseront le capital et vous donneront la preuve que leurs moyens de vivre ne leur permettent pas de payer les arrérages d'intérêts demandés par votre Département.

La proposition que je vous fais a l'avantage d'arriver à un résultat pratique. Elle fait cesser un état de chose qui dure depuis longtemps: elle fait rentrer dans le trésor public des sommes considérables et ellelibère des travailleurs et d’honnétes gens qui ne demandent pas mieux que de payer leurs dettes,

mais qui ont été forcé par des circonstances incontrolables à

rester endettés depuis des années et des années vis-à-vis du Département des Terres de la Couronne.

Veuillez agréer, M. le Ministre, l'assurance de mon respect,

FAUCHER DE SAINT-MAURICE, À M, P. P

Le ministre m’adressa la réponse suivante :

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