‹ Quelques notes pour servir pendant la présente élection aux électeurs du comté de Bellechasse [microforme]Chapitre 16 sur 19 · ERRONÉE · texte numérisé non relu

ERRONÉE

Les mines de Bellechasse.

En 1884, sur ma demande M. Obalski, ingénieur des mines du gouvernement, est venu faire une exploration dans Bellechasse, | | Son rapport constate que dans le canton de Maïlloux, sur ; le 4e rang, dit rang du moulin, on a trouvé dans des schistes des veines de quartz contenant des indices importants de cuivre. Il a aussi trouvé de la galène en cet endroit.

LS Le chemin de fer du Sud.

%, + EP . | … Depuis trois ans je me suis occupé en Chambre de cette question si importante pour Bellechasse.

Lors de la dernière session de l’Assemblée Législative, une importante discussion fut soulevée au sujet de la yraie ligne courte, par M. Marcotte et moi.

Après de longs débats à ce propos et plusieurs séances consacrées à faire étudier ce projet, je fis référer cette étude au comité d'Agriculture et de Colonisation. Je fis accepter unanimement la résolution suivante :

‘ Votre comité a l'honneur de faire rapport qu’il est de la ‘plus haute importance pour la colonisation et pour le développement de cette partie de la Province de Québec qui renferme les comté de Dorchester, Bellechasse, Montmagny, l'Islet, Kamouraska, Témiscouata, qu'une exploration raisonnée et bien faite puisse mettre Votre Honorable chambre , en état d'adopter bientôt toute mesure propre à développer les ressources considérables de cette région, exploration rendant compte des richesses minérales, forestières, agricoles, EL. ; qui puissent s’y rencontrer et démontrer la possibilit* de la construction d'un chemin de fer passant par les comtts men- | tionnés plus haut. ” ; ‘ *

Le 5 juin 1886, M. Casavant, député de Bagot et président. du comité d'agriculture, soumit ce rapport à la Chambre qui à sa séance du 14 juin adopta unanimement le premier paragraphe du deuxième rapport du comité de colonisation et d'agriculture, c'est-à-dire le paragraphe cité plus haut.

Les raisons qui militent en faveur de cette nouvelle ligne ,

mime osé

de chemin de fer sont nombreuses, Elles sont résumées dans da lettre suivante :

Lorette, 14 août 1886.

A Mossienr Faucher de Saint-Maurice, | M. P. P., Québec.

Monsieur,

J'ai l'honneur d'accuser réception de votre lettre du 13 courant par laquelle vous me demandez de vous faire un exposé des principales raisons qui m'ont engagé à préconiser comme je l’ai fait, les avantages qu'offrirait une voie ferrée entre Québec et Edmundston, passant par les comtés de Bellechasse, Monimagny, L’Islet, etc.

En réponse, je dois vous dire que les avantages que procurerait au pays tout entier la construction de cette importante voie ferrée sont trop nombreux et trop variés pour qu'il me soit possible de vous en donner une idée complète dans une simple lettre ; néanmoins, je m'efforcerai de vous faire un résumé des principaux de ces avantages.

Cette voie ferrée s'impose, parceque les raisons suivantes sont uigentes :

L Tour assurer l'union des provinces de l’Est et de l'Ouest du Dominion, et aussi pour établir entre elles des relations commerciales, l'artère principale ({runk line) de notre réseau de voies ferrées devrait être prolongée jusqu’à nos ports d'hiver sur l'Atlantique en suivant la ligne la plus courte et la plus directe, ligne offrant des pentes et des rampes faciles, digne qui permettrait de transporter économiquement {a surabondance des produits agricoles de l'Ouest vers l'Est.

Les mêmes trains qui auraient apportés ces produits pourraieut, en s’en retournant vers l'Ouest, transporter la houille des mines inépuisables des provinces maritimes, et répandre ainsi, sur nos marchés de l’intérieur, un combustible meilleur æt plus éconsmique que celui qui peut nous venir de l'étranger.

.2.' Ta ligne de Québec à Eämundston serait en quelque sorte le trait d'union qui mettrait le réseau des chemins de fer de la province de Québec en correspondance avec celui des voies ferrées du Nouveau-Brunswick. WUe

3. La partie nord du Maine étant privée de toute commumnication, soit par eau, soit par voie ferrée, avec la mer, du

côté des Etats-Unis, les ressources forestières, agricoles et minérales de ce vaste territoire prendraient leur cours vers les marchés canadiens, et viendraient surtout alimenter le port de Québec.

4. Par la ligne projetée entre Québec et Edmundston et son prolongement de Grand Falls à Canaan, la distance entre Ottawa, Moncton et les principaux points du littoral de la Nouvelle Ecosse, du Cap Breton et de l'Ile du Prince- Edouard serait de soixante et quinze milles environ plus courte que par aucun tracé déjà étudié.

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