‹ Quelques notes sur l'enseignement secondaire en Angleterre, en France, aux États-Unis, etc. [microforme]Chapitre 11 sur 21 · EN VE · texte numérisé non relu

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quérir ainsi la qualification requise pour entrer dans une faculté.

Un prochain article fera connaître la deuxième série d'examens qui aboutit au baccaulauréat dans la faculté des arts.

(2ève ARTICLE)

J'hésite à écrire de nouveau cet en-tête. L'enseignement secondaire, oui, il s'agirait bien encore de ce sujet si nous suivions les données de notre propre programme de l'inscription et du baccalauréat. Mais ce titre n'est plus de mise avec les programmes de l’enseignement en Angleterre. Là, les grades sont du ressort exclusif des universités. Celles-ci seules y préparent immédiatement et par elles-mêmes. Dès l'entrée, l’enseignement perd son qualificatif de secondaire et revêt celui de supérieur ou universitaire. Nos voisins américains n'ont pas une autre manière de dire et c'est ce qui explique la pléthore d’universités que l'on trouve sur l'étendue du territoire des Etats-Unis. Nombre d'établissements, dont le programme n’est pas plus étendu que notre programme de baccalauréat, y confèrent les grades, se haussent au rang des universités et en assument le titre retentissant. Plusieurs professeurs d’université souffrent de cette équivoque. Ily a, je crois, au bureau fédéral d'éducation, un projet de loi en préparation dont le but est de restreindre le titre d'université aux seules institutions qui préparent aux grades professionnels.

Nos collèges affiliés à l'Université Laval n'auraient rien à craindre d’une pareille loi. Toutefois, il me paraîtrait légitime que l’on voulût bien reconnaître en quelque manière leur fonction spéciale, et que dans la classification des institutions d'enseignement on les gratifiât, par exemple, du titre de ‘ collèges universitaires ”. Universitaires, ils le sont de fait et implicitement, au sens anglais et américain, par l’enseignement de la rhétorique, des mathématiques et de la philosophie, que les professeurs tâchent d'y donner. Ils le deviendraient de droit et explicitement, si cet enseignement supérieur formait un cours par lui-même et se distinguait nettement des classes inférieures

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par un examen de passage qui serait une sorte d'immatriculation.

Il y a en Angleterre des collèges affiliés aux universités. Ils sont dits s#niversity culleges. ls ne reçoivent que des élèves de 16 ans et plus, munis du diplôme de senior local ou pouvant justifier d’une préparation équivalente. J'ai sous les yeux les prospectus de deux university colleges, deux internats, tous deux affiliés aux universités d'Oxford et de Cambridge. Leurs cours sont sensiblement parallèles, quoique leurs classes soient désignées par des noms différents : première, deuxième et troisième classe, chez l’un ; chez l’autre : junior, intermédiaire, senior (senior tout court qu'il ne faut pas confondre avec senior local).

La classe première ou junior a étudié, en 1914-15 : Xénophon Les Helléniques 11 ; Odyssée IV ; Salluste, Catilina ; Horace, Odes 111 et IV.

Dans la classe troisième ou senior : Thucydide, VI ; Liiade XXII-XXIV ; Pline, Lettres ; Plaute, Ludens.

Toutes les classes sont assujetties à des interrogations sur des auteurs non désignés d'avance.

Outre les langues mortes et vivantes, on y enseigne la logique, la psychologie, l'économie politique, la physique, la chimie, les mathématiques : sections coniques, trigonométrie.

Les élèves qui suivent avec succès les trois classes collégiales sont dispensés, en vertu de l'affiliation, l'une année de scolarité aux universités d'Oxford et de Cambridge.

A signaler en passant qu’une part importante et fort intéressante de l’œuvre de ces collèges, de ceux du moins dont je possède les prospectus, consiste en la préparation aux bourses d'études. Celles-ci sont nombreuses. — une dizaine dans chaque collège — et de belle valeur : 100 à 250 dollars. Elles sont constituées, pour une fin déterminée, par les villes, corporations, individus, au bénéfice des élèves qui désirent continuer leurs études dans les universités ou écoles professionnelles. Elles sont offertes, en plusieurs concours gradués, aux enfants de la ville ou du comté où sont situés les collèges.

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