SECOND CYCLE
ART. IX. — Trois classes constituent le second cycle :
Première (belles-lettres, humanités, etc.)
Deuxième (rhétorique).
Troisième (philosophie).
Ces classes sont ouvertes librement à l'étudiant, âgé d'au moins 16 ans, muni du certificat d'études secondaires ;
ART. X. — Les matières principales comprises dans le premier cycle sont l’objet d’une étude plus avancée dans le second cycle ; la série en est complétée par la composition, l’explication d’un texte, les mathématiques, la philosophie ;
ART. XI. — Les études dn second cycle sont sanctionnées par deux examens : premier (rhétorique), second (philosophie) ;
ART. XII. — Les épreuves de l'examen de rhéthorique porteront sur :
a) grec, latin,
6) algèbre et géométrie,
c) une composition littéraire,
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d) un sujet de religion, e) les sciences physiques ou naturelles, S) l’histoire et la’ géographi: ;
cinq épreuves sont requises, a, 6, c, étant toujours obligatoires.
ART. XIII. — L'examen de philosophie comportera des épreuves sur :
a) le grec et le latin,
6) une langue morte et une langue vivante étrangère, c) la philosophie, |
d) les sciences physiques,
e) les sciences naturelles,
J) les mathématiques,
&) l'histoire contemporaine.
ART. XIV. — Les épreuves a), c), d), avec quelques questions sur e), f), g), conduiront au grade de baehelier ès-arts. L'épreuve 6), plus développée, jointe à l'épreuve c)et à quelques questions sur 4) ou e) ainsi que surf), ou £), donneront droit au grade de bachelier ès-lettres ; les épreuves à), e), f» plus développées, accompagnées d'une interrogation sur c) et &), seront sanctionnées par le grade de bachelier ès-sciences ;
ART. XV. — Nul ne peut se présenter au second examen qu'un an après avoir subi avec succès les épreuves du premier examen (rhétorique) ;
ART. XVI. — Une Commission, nommée par les autorités et les corps enseignants, déterminera minutieusement le programme du premier et du second cycle ; elle statuera sur la forme des examens, sur la nature, l'étendue et la durée des
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épreuves, sur la valeur relative de chaque épreuve, sur le nombre de points requis pour l'admission, sur l'usage du dictionnaire, etc., etc. ; elle fera aussi connaître, un an d'avance, les auteurs, les périodes d'histoire et de littératnre, les sujets scientifiques, d’où seront tirées les épreuves.
La tâche resterait aux facultés et aux corps professionnels de sanctionner ces examens en les faisant leurs et en les substituant à leurs examens d'entrée. La théologie réclamerait le Programme du baccalauréat ès-arts. Les facultés de droit et de loi exigeraient le grade ès lettres, tandis que le grade ès-sciences sourirait à l’école polytechnique. La médecine se contenteraii peut-être du premier examen (rhétorique) majoré d’une épreuve de philosophie et de sciences naturelles. La pharmacie, l’art dentaire n'auraient que l'embarras du choix. Le certificat d'études secondaires répondrait probablement aux exigences des premiers examens de la Commission du service civil, et il serait facile à celle-ci de faire Connaître les épreuves du second cycle requises par ses examens d'aptitude spéciale.
Ce programme apparaîtra peut-être, à première vue, compliqué et changeant, surtout si on le compare à notre propre programme de baccalauréat. Qu'est-ce en regard des programmes anglais si étendus et mouvants par nature ! J'ai invité Je lecteur à pénétrer avec moi dans ce labyrinthe. Nous en avons parcouru les principales avenues, mais que de chemins de traverse, spacieux et lumineux, il resterait à Parcourir pour en connaître tout le développement et toute la portée !
Les examens anglais sont complexes. Je ne suis pas le premier à l’affirmer. Je ne voudrais pas être le premier à récriminer contre eux, car une grande pensée s’en dégage. On respire dans leur compagnie comme une haleine de serre. On y saisit sur le vif le souci admirable avec lequel un grand peuple s'emploie à assurer à ses enfants le bienfait de l'instruction Sous tous ses aspects et à tous les points de vue. Les centaines de jurys d'examen institués par les universités d'Oxford, Cambridge et Londres — les autres universités ont probablement aussi leurs jurys — siégeant dans autant de villes trois
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fois l'an, les nombreuses publications annuelles concernant les examens, la condescendance qui incline les autorités à recevoir le candidat qui veut faire preuve d’aptitudes sur telle ou telle matière isolément, tout cela dit hautement, si je ne m'abuse, la tâche immense, le dévouement aussi éveillé qu'infatigable de la commission royale d'éducation, des universités, des examinateurs, des directeurs et des professeurs de toutes les classes.
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