SEM. Ÿ
dans l’espace de près de 30 ans. Sans aucun doute que si ie m'étais procuré la population des autres paroisses qui forment cette importante partie du pays,
je pourrais constater les mêmes résultats, en dépit de
la fièvre de l’émigration qui a si souvent ralenti l’ardeur de notre jeunesse, depuis un bon nombre d’années. Espérons que les mille et une déceptions que rencontrent sur la terre étrangère, ces milliers de déserteurs qui vont lui demander chaque année le pain et la liberté, rendront plus sages ceux qui jusqu'à présent sont restés fidèles à leurs postes ; et que chacun de ces derniers répètera toujours :
Moi je réfère ma patrie,
Avaut tout je suis Canadien.
Si je quittais ces lieux, chers à mon cœur,
Je m'écrierais : j'ai perdu le bonheur.