UC O
Il y à dans l’histoire des paroisses des circonstances que j’appellerai critiques parce qu’elles troublent le bonheur de ceux qui les composent, et en ralentissent notamment le progrès. Ce n’est pas que de leur nature elles soient propres à produire ces résultats, mais elles ne deviennent telles que par la méchanceté de certains esprits artificieux qui ne cherchent qu’à neutraliser l’action de ceux qui ont reçu la mission de gouverner. Or parmi ces circonstances, je compte celle du changement de place d’une chapelle devenue nécessaire dans une localité. 'agit-il d'effectuer cette translation, vous voyez surgir un certain nombre de personnes qui ne veulent entendre aucune raison, et s’obstinent à faire une opposition malheureusement trop féconde en fâcheux résultats,
Je suis arrivé à cette époque critique de la paroïsse de St. Christophe. Comme je l’ai dit à la fin du
chapitre précédent, il n'y avait eu d'étrange jusqu'à l’année 1848 que l'accroissement rapide de la population qui s’éloignait chaque année de la rivière Nicolet, et s'établissait du côté de Chester. Elle s'était disséminée de telle sorte, sur le territoire destiné à former plus tard une paroisse canonique, que la chapelle bâtie en 1848, n'était plus centrale à l’époque que j’#1 mentionnée plus haut. Les choses en étaient à ce point quand M. Clovis Gagnon reçut de Monseigneur l’évêque de Québec l'injonction de laisser les Bois-Francs pour se rendre à la paroisse des Eboulements dont il le nommait curé, et où il demeure encore. Il les avait si souvent encouragés, consolés dans leurs peines et ieurs épreuves ! On fit des représentations de toute sorte pour empêcher les supérieurs ecclésiastiques à laisser encore dans les Cantons de l’Est un homme qui leur avait rendu de si importants services, mais tout fut inutile. M. Gagnon partit d'Arthabaska dans l'automne de 1848
Il eut immédiatement pour successeur M. Moïse Duguay qui s'établit à St. Norbert, et continua la desserte de St. Christophe comme par le passé, c'està-dire qu'il venait dire la messe à la chape des bras à peu près tous les mois. À voir la foule qui se pressait alors autour de lui, il n’était pas difficile de comprendre qu'il fallait songer à une bâtisse plus grande, tant pour y recevoir “les fidèles que pour y loger le prêtre. Chacun convenait tout bas de l’opportunité de la chose, mais personne n'osait encore en parler trop fort, car on s'attendait à de grands évènements, et l'on ne s'était pas trompé. Lorsque cinq mois plus tard, au commencement de février 1849, M. Duguay mit la question sur le tapis pour la première fois, on remarqua dans les rangs une division malheureuse qui eut les plus tristes conséquences pour longtemps. Comme je ne voudrais pas dans ces quelques notes rouvrir des plaies que les années ont guéries, je me contenterai de raconter l’histoire des procédés que l’on employa pour atteindre le but proposé.
jusqu'à la popurière Nile s'était lestiné à > la chal'époque à étaient de Mone laisser isse des où il deouragés, Ont cher les dans les endu de ile. M.
de 1848 T. Moïse tinua la sé, c'est- - des
e Are se fcile de se plus pour y de l’op- | encore grands orsque février is pour ne diconsébudrais es que conter attein-
DR
Sur l'avis du prêtre, on dressa dans la mission uve requête à Monseigneur l’évêque pour lui demander la permission de bâtir une chapelle, une sacristie et un presbytère à l'endroit qu’il jugerait à propos de désigner. Sa Grandeur ayant reçu la dite requête, chargea M. Antoine Racine alors curé de St. Éusèbe de Stanfold d'en vérifier les allégués, et de lui faire justice. Voici la copie de la commission qui lui fut adressée :
“ JOSEPH SIGNAY, par la miséricorde de Dieu et la grâce du Saint-Siège Apostolique, Archevéque de Québec.
“ Attendu qu'il nous à été représenté que les fidèles de la mission de St. Christophe désirent construire une chapelle, une sacristie, un logement pour le prêtre desservant et un cimetière, nous arons nommé et député, nommons et députons M. Antoine Racine, curé de St-Eusèbe de Stanfold, à l'effet de se transporter sur les lieux après dvobthidoenit préalable, de vérifier si la majorité des intéressés désire procéder aux dites constructions, et ce vérifié, de fixer la place et de déterminer les dimensions principales des dits chapelle, sacristie et logement pour le prêtre desservant, et cimetière, enfin de dresser un proeès verbal qui nous sera référé pour être par nous réglé ce que de droit.
“ Donné à Québec sous notre seing, le sceau de nos armes et le contreseing de notre secrétaire le vingt-neuf de mars mil huit cent quarante-neuf.
+ Jos Archevêque de Québec.
Par monseigneur, C. F. CazEaAU, ptre, Sec.”
Le 17 avril de la même année, M. Racine, après les avis requis par la loi, se transporta sur les lieux, entendit les raisons de part et d'autre, et après avoir pesé müûürement les choses, se décida à changer la chapelle de place et à la marquer sur le quatrième lot du troisième rang d’Arthabaska sur le chemin
provincial, c'est-à-dire à soixante-dix arpents environ de l'endroit où se trouvait la chapelle bâtie en 1843, et sur la terre occupée par Olivier Héroux comme 1l appert par le décrêt ci-dessous de Monseigneur l'évêque qui approuva l'opération de son député. (18)