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sur le versant du Mont Christo, un édifice qui sera digne du chef-lieu du district d’Arthabaska et des Cantons de l'Est.
Jei se termine la première époque de l’histoire de Nt.-Christophe ou mieux encore l’histoire de son enfance, car il en est des paroisses comme des individus, elles apparaissent à un jour donné, personnifiées dans un nombre limité de colons qni en forment comme le germe. Mais avec le temps ce germe se développe, pousse une tige et devient assez souvent un bel arbre qui respire la force et la santé. J'ai montré ce serme dans les quelques braves qui vinrent en 1835 planter leurs tentes sur les bords de la rivière Nicolet, je l’ai montré fécondé par leur courace et leur indomptable énergie. À la fin de 1851 il était déjà devenu un jeune arbre qui promettait les plus beaux fruits. : lecteur me permettra j'espère de m’arrêter 1ci un Homient pour le contempler, et payer un faible tribut d'hommage à ces hommes dévoués qui en ont pris un si grand soin, l’ont arrosé de leurs sueurs et l’ont fertilisé par leurs travaux, leurs conseils et leurs enseignements.
Souffrez donc, dighes ministres du Christ, mes nobles devanciers dans la partie du champ que je cultive depuis 17 ans, que je vous dise combien je vous dois de respect et d'affection pour l’œuvre que vous avez si bieïi commencée. C’est vous qui avez semé, je n’ai eu que ia peiné de ceueïllir les fruits de vos fatigues et de vos privations. Aussi le souvevir de votre passage et dé votre séjour Gens nos Cantons, sera-t-il toujours ane des plus elles pages de
l'histoire, et le lecteur impartial ; juste, en là parcourant, ne pourra s'empêcher de dire : ‘ Voilà des hommes qui ont bien mérité de la patrie, ils ont donné un démenti formel à ces assertions aussi fausses que mensongères que le prêtre n’est pas l'homme du vé-
ritable progrès, ils l’ont au contraire encouragé, activé de toute manière, voire même au détriment de leur santé.”
[Il est un autre service important que vous avez rendu à la société, et que je ne veux pas passer sous silence, Vous avez servi par votre noble dévouement la grande cause de la colonisation qui agite si vivement les esprits depuis longtemps. Où en seraient aujourd’hui les Cantons de l’Est sans vous, ils ne seralent encore hélas! Je puis bien le dire sans crainte, qu'une terre stérile et inhabitée, car le canadien, comme l’a si bien dit l'abbé Trudelle, aime sa religion ; il lui faut son église, son curé, ses offices du dimanche etc.…...C'est donc vous, bons missionnaires des Bois-Francs, qui avez conservé au pays sa jeunesse en la détournant du chemin de l'exil où se sont engouffrées par malheur tant de familles qui traînent à l'étranger une existence à la fois servile et malheureuse. Vous avez donc bien mérité de la Religion et de la patrie, vous êtes donc dignes de notre respect et de notre affection. C’est tout ce que nous pouvons vous rendre en compensation de ce que vous avez fait, mais Dieu qui ne laisse pas sans récompense un verre d'eau froide donné à un pauvre en son nom, saura bien vous donner ce qui vous convient. |
Et quod justum fuerit dabo vobis.
(St.-MATTH : chap. 20. ver. 4.) PH. H. SUZOR, ptre.
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