‹ Quelques observations cliniques de méningites cérébro-spinales et tuberculeuses ayant présenté des particularités au cours de leur début, de leur durée ou de leur évolutionChapitre 11 sur 21 · LEE MES · texte numérisé non relu

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siste aux. lavements et aux purgatifs et la céphalée devient de plus en plus forte. La température oscille autour de 38°. Les nuits sont mauvaises, le malade ne dort plus et a du délire.

Le 21 mars apparaît une contracture bien nette des fléchisseurs de l’avant-bras droit et des muscles de la cuisse et de la jambe droite.

Les troubles oculaires se précisent: il y a du strabisme convergent, de la photophobie et de la diplopie. |

La respiration est accélérée ; le pouls bat à 90 et est régulier. La température est à 38°3.

Les mouvements des membres du côté droit sont difficiles.

En un mot, les symptômes de méningite sont évidents avec paralysie oculaire et hémiparésie du côté droit avec contracture. Ces symptômes se complètent par la constatation du signe de Kernig et d’une photophobie bien marquée, car le malade demande qu'on ie

laisse dans l'obscurité, la lumière, dit-il, lui donnant

des vertiges et des nausées.

Pendant les jours qui suivent il y a des alternatives de légère rémission et d'aggravation de tous les signes constatés. Le 29 mars, le jeune malade se plaint de

douleurs atroces à la nuque qui sont exagérées quand

-on l’examine, et surtout quand on recherche le signe

de Kernig.

La température reste autour de 38°.

M. G. Caussade qui voit le malade pour la première

fois le 29 mars fait une ponction lombaire. Le liquide

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est clair, il y a une hypertension légère, mais l’examen microscopique ne révèle aucun élément ceilulaire : On ne fait pas d’ensemencement. Après cette ponction on fait une injection d'électrargol : le malade vomit deux fois dans la journée et a du délire toute la nuit.

Les injections sont renouvelées chaque jour sans que les symptômes s’atténuent. Seuls les accidents oculaires se modifient en se sens qué la diplopie a disparu le 5 avril. Le jeune garçon, à part quelques moments d’agitation où il crie etoù il chante, a toute sa lucidité. Une légère amélioration se produit vers le 11 avril, les” journées sont bonneset il dort ; on peut espérer la guérison. Le malade est même levé le 16 avril et il reste assis dans un fauteuil pendant trois heures. -

Le lendemain les vomissements reparaissent et les troubles oculaires s'accentuent. Les yeux sont injectés, le malade accuse de la céphalée, la lumière lui fait mal, il a des vertiges et sa parole est embarrassée. Ces accidents disparaissent vers 6 heures du soir et la nuit est assez bonne.

De nouveau il se produit une amélioration et, pendant plusieurs jours, le malade passe quelques heures dans un fauteuil, il s'intéresse à tout ce qui se passe. autour de lui mais il a la parole embarrassée. Malheureusement, ce répit est de courte durée et le 1° mai on constate de la constipation, des vomissements, de la céphalée toujours très intense. Les urines de quantité . normale ne contiennent pas d’albumine. Il y a une hémiplégie droite, la parole est toujours embarrassée.

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