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| ” buvait passablement, on pense à la possibilité d'un état méningé chez un alcoolique. La fièvre est à 39°6 ; le pouls à. 76. Cette dissociation laisse penser qu’il y a plus que du méningisme.
La raideur de la nuque est très marquée et le signe de Kernig est ébauché et on constate une hyperesthésie très nette. Les réflexes tendineux sont légèrement diminués. La raie méningitique le Trousseau est constatée.
Aucun trouble de la vue, ni de l’ouie; l'intelligence etla mémoire sont conservées.
Le 21 avril, le tableau ci-dessus s'est Auélane peu modifié; le signe de Kernig est très net. Il n’y a pas de signe de Babinski. Le malade est plus agité, la nuit il délire et il gémit presque continuellement. Il est presque toujours couché sur le dos et on n’observe pas la position dite «en chien de fusil ». Il accuse de la diplopie traduisant une paralysie du muscle droit externe du côté gauche. Une ponction lombaire est faite : à le liquide céphalo-rachidien jaillit avec force, il est À. légèrement louche et l'examen microscopique fait voir des lymphocytes très abondants avec quelques rares polynucléaires. Il n’y a ni méningocoques ni bacilles de Kock.
Sa femme interrogée de nouveau nous raconte que 51 depuis quelque temps (un mois environ) son mari a changé de caractère, il était plus irritable et il se fâchait à la moindre contrariété.
Le malade répond lentementaux questions qu’on lui pose ; il a toujours l’air de dormir, mais il est agité par
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des soubresauts et des trémulations incessantes. La réaction de Wassermann est positive dans le sang et dans le liquide céphalo-rachidien. On pense donc à des accidents syphilitiques ou parasyphilitiques. La fièvre, pas très élevée, est un gros signe en faveur dela tuberculose, mais lesantécédents de ce malade aussi bien que l'examen complet de tous les organes ne montre aucune lésion bacillaire ancienne. D'autre part, chez un adulte syphilitique, ce débutest moinsle fait d’une méningite tuberculeuse que d’une méningite syphilitique, méningite diffuse en tous cas et à évolution particulièrement aiguë.
Les hallucinations, la céphalée sont le fait de la corticalité. Le pouls est lent, dur, tendu et vibrant, avec une pression minima de 11 etmaxima de 18. Son tracé pris au sphygmographe est irrégulier.
On a constaté en outre une glycosurie abondante avec polyurie et ces troubles urinaires n’existaient pas avant l'entrée du malade à l’hôpital :ils ne doivent pas être rapportés à un diabète ancien. Il y a 27 gr. 50 de sucre par litre. |
On est donc en droit de conclure, même en l’absence de troubles de la respiration, qu'il y a une lésion du bulbe.
. Le malade reçoit chaque chaque jour 2 centigrammes de cyanure de mercure en injection intraveineuse depuis le 22 avril. Son état s'aggrave cependant et le 26, après une nuit très agitée, on le trouve dans un état de complète indifférence, marmottant sans cesse des paroles inintelligibles. La constipation
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du début a fait place à une débâcle diarrhéique avec
incontinence des réservoirs vésical et rectal. La température est tombée à 37°4 alors que le pouls bat à 130.
ll ne semble pas qu'il y ait de paralysie.
Le soir même il entre dans le coma et il meurt le 27 avril à 8 heures du matin.
A l’autopsie, on a trouvé les lésions suivantes: le cerveau est congestionné, sur la face externe on aperçoit de petits tubercules. La face interne de la piemère en est criblée, ainsi que la base de l’encéphale et le bulbe.
À la coupe, on constate une hydropisie considérable des ventrieules expliquant l’hyperthension du liquide céphalo-rachidien constatée par la ponction lombaire.
Tous les autres organes sont indemnes ; les ganglions
trachéo-bronchiques sont légèrement augmentés de volume, mais sans lésions caséeuses. Les poumons ne présentent aucune lésion ancienne ou récente. Le diagnostic de méningite tuberculeuse a donc été confirmé par la constatation de tubercules à la surface du cerveau. On avait été amené à faire ce diagnostic par l’examen du liquide céphalo-rachidien qui présentait une iymphocytose abondante et par la fièvre. L'inefficacité du traitement mercuriel, plus que la lymphocytose, faisait éliminer la syphilis, car il n'y a pas que dans la méningite tuberculeuse que le liquide céphalo-rachidien présente uneréaction lymphocytaire. On peut la rencontrer dans d’autres affections aiguës. M. Méry, M. Vaquez l'ont-rencontrée dans des fièvres
typhoïdes.